La synergie Mapping Tshopo demande au Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi de saisir le conseil de sécurité des Nations unies, à l’occasion du 10ème anniversaire du rapport Mapping, pour demander la création d’un tribunal pénal international spécial pour la RDC et la publication de listes des auteurs présumés des crimes répertoriés.
Dans leur déclaration lue devant le gouverneur de province après une marche populaire qui est survenue juste après la messe oecuménique en la paroisse Saint Joseph de la Tshopo, la synergie Mapping Tshopo souligne que Félix Tshisekedi en sollicitant la création d’un tribunal pénal international spécial pour la RDC auprès des nations unies fera ainsi honneur aux victimes et rendra la dignité à la nation meurtrie explorée par d’interminables massacres de ses enfants.
Cette synergie souligne que cette instance judiciaire permettra par ailleurs de panser les tragiques plaies toujours fraîches car continuellement remuées par chaque nouveau crime et de contribuer à la réconciliation sincère au sein de la nation, entre les peuples et entre les pays des grands lacs pour une intégration nationale et régionale, harmonieuse.
Dans leur déclaration, cette synergie dit être convaincue que seul un tribunal pénal international peut efficacement dire le droit et rendre une justice équitable pour permettre à toute la société congolaise de faire enfin le deuil des personnes massacrées.
Le rapport Mapping est un document élaboré par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, publié en 2010. Ce rapport recommande la mise en place d’une juridiction spécialisée pour la RDC.
Il est le résultat d’un travail d’enquête de près de trente experts nationaux et internationaux pendant douze mois en RDC. Le rapport Mapping décrit les violations les plus graves des droits humains et de droit international humanitaire commises en RDC entre 1993 et 2003.
Au moins, 617 incidents graves ont été répertoriés par ces experts des Nations unies. Il s’agit des massacres, des violences sexuelles et des attaques contre les enfants. Ces exactions documentées sont l’œuvre d’une série d’acteurs armés, notamment des armées étrangères sur le sol congolais, des groupes rebelles et voir même des forces du gouvernement congolais de l’époque.
Pompon BEYOKOBANA depuis Kisangani
