Lors d’une deuxième audience en foraine au terrain de football du Collège Sainte Anne à Mbobero dans le territoire de Kabare, La partie civile demande la comparution de l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Pour elle, C’est dans le souci de »permettre à la justice de rendre équitablement la justice non seulement pour le seul simple soldat, mais également pour les commanditaires et autres impliqués de loin ou de près, » que les parties civiles, via leurs conseils, ont sollicité du tribunal la citation pour civilement responsable du propriétaire de la concession querellée de Hongo. Un défenseur des droits de l’homme a été tué, dimanche 6 décembre dernier, par un des garde commis à sa concession Le procès se tient sur place à Mbobero devant le tribunal militaire plusieurs points sont evoqué notamment la régularité de la présence de ces militaires dans le coin.
En vertu de toutes les preuves »tangibles et de l’argumentaire », les parties civiles ont exprimé leur doléance de voir le sénateur à vie Joseph Kabila Kabange cité et comparaître solidairement avec l’État congolais comme civilement responsables de cet assassinat et plusieurs autres qui ont précédé dans cette même concession.
Face à cette demande, et par souci de mieux étudier et analyser la demande des parties civiles à faire comparaître l’ancien Président de la RDC, propriétaire de la concession »qui emploi des militaires sans titre ni qualité », le Tribunal Militaire Garnison de Bukavu a pris la demande en délibéré pour se prononcer lors de la prochaine audience publique du mercredi 23 décembre 2020 au siège de la Cour Militaire du Sud-Kivu à Bukavu et poursuivre avec l’instruction de la cause jusqu’au jugement sur place à Mbobero.
Mbobero est une concession au cœur d’un conflits foncier entre les habitants localaux et l’ancien président Kabila acquise, depuis 2016 alors président de la République.
La nouvelle dynamique de la société civile NDSCI qui accompagne depuis 2016 les victimes de cette démolition et déguerpissement indique dans sa dépêche déposée à election-net.com ce vendredi que les prochaines audiences seront plus édifiantes et appelle la justice à faire »correctement son travail en toute indépendance et équité »
»Ça serait État de Droit tel que ne cesse de le prôner l’actuel Président de la République » renchérit Jean Chrysostome Kijana, président du Collectif tournons la page
Héritier Bashige depuis Bukavu
