Une centaine d’ONGs de défense des droits de l’homme en République Démocratique du Congo ne décolèrent pas sur les violations des droits de l’homme ayant impliquées les hautes autorités du pays
Selon l’association congolaise pour l’accès à la justice , une des organisations soutenant la démarche, L’union Européenne doit maintenir sa position en sanctionnant quelques autorités impliquées dans les violations massives de droits de l’homme.
D’après toujours l’acaj , les victimes dont les autorités se font porte-parole, n’ont pas oublié les nombreux abus graves qu’elles ont subis pendant les années de répression politique au cours desquelles quelques responsables étaient impliqués et pour lesquels elles attendent toujours une justice. Malgré la déclaration du Président Felix TSHISEKEDIde faire de ,2020 2020 une _«année de l’action»,_ rien n’est mis en œuvre pour obliger les personnes responsables à rendre des comptes pour les crimes du passé.
_ »A ce jour aucun des individus sanctionnés n’a fait l’objet d’une enquête judiciaire pour être entendu sur les faits qui leur sont imputés. Bien que la majorité de ces hauts responsables ciblés n’aient plus de fonction officielle, certains d’entre eux continuent à occuper des postes de responsabilité alors que d’autres ont été nommés – et même promus pour certains – à de nouvelles fonctions dans l’armée et dans l’administration au courant de cette année 2020″,_ ont-ils écrit dans ce document parcouru par election-net.com.
Selon ce communiqué, ces responsables qu’ils soient encore en fonction ou passés dans l’ombre, les hauts responsables sanctionnés par l’Union européenne demeurent influents sur la scène politique au sein du Front Commun pour le Congo, famille politique de l’ancien Président Joseph Kabila, malgré le changement survenu au sommet de l’Etat. A ce titre, leur capacité de nuisance reste indéniable. Fait savoir ces organisations.
Rappelons que deux députés du FCC ont initié et déposé au bureau du parlement une proposition de réforme de la loi du secteur de la justice pour accorder au ministre de la Justice membre de ce regroupement politique un contrôle sur les poursuites judiciaires lancées par les magistrats, ce qui, selon ces ONG, mettrait en danger un système judiciaire déjà affaibli par un manque d’indépendance à cause de l’ingérence politique et de la corruption.
Jean-Paul Tshimanga
