C’est sur fond d’un conflit autour de la nomination des juges constitutionnels que l’audience solennelle et publique de la rentrée judiciaire 2020-2021 a eu lieu ce jeudi 15 octobre à la Cour de cassation.
Cette cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs autorités du pays notamment, le 1er ministre et le ministre a.i. en charge de la Justice et garde de sceaux.
Le bâtonnier national, le Procureur général près la Cour de cassation et le Premier Président près la Cour de cassation ont tour à tour tenu un discours à cette occasion.
Dans son allocution, le bâtonnier national, Me Matadi Wamba, a fait savoir qu’«il n’y a pas de pays sans Justice, il n’y a pas de Justice sans défenseur, il n’y a pas de défenseur ou avocat sans indépendance ».
De son côté, le Procureur général près la Cour de cassation, a résumé son allocution en citant les propos du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo.
« J’ai fais confiance à la Justice de mon pays ».
Ce dernier, pour sa mercuriale à l’occasion de la rentrée judiciaire sous tensions et sur fond des conflits, avait choisi le thème :
« Le Pouvoir d’injonction du ministre de la Justice sur les parquets ».
Et le Premier Président près la Cour de cassation à de son côté martelé sur une volonté d’une Justice non pas à double vitesse.
Le Premier Président près la cour de cassation a avancé, pour promouvoir l’affranchissement de la Justice, que les membres du gouvernement, en dehors du Premier ministre, ne seront plus immunisés des poursuites des actes accomplis pendant et en dehors de leur exercice.
« (…) Suppression des immunités de privilège sauf dans le cas des opinions et votes émis par les parlementaires dans l’exercice de leur profession », a-t-il déclaré.
Notez que c’est après cette cérémonie, que les Cours et Tribunaux reprendront leurs activités.
Joël Mesa Nzuzi et Kivin Arsène Bile
