L’Union pour la Démocratie et le Progrès sociale UDPS, s’insurge contre la démarche du Front commun pour le Congo à travers deux de ses parlementaires qui ,ont déposés au bureau de l’Assemblée nationale ,trois propositions de lois pour la réforme du système judiciaire en RDC.
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Selon le parti présidentiel, ces propositions de lois sont inopportunes et inconstitutionnelles. Leurs initiateurs, les députés Aubin Minaku également ancien président de l’Assemblée nationale et son collègue Garry Sakata tendent à violer les principes de l’indépendance de la magistrature dénonce le parti de Félix Tshisekedi.
Cependant, prévient-il, que si la coalition pro-Kabila [FCC] tente un passage à force de ces lois , elle aura une résistance populaire.
«Au cas où le FCC s’obstinerait dans sa logique d’imposer sa volonté au peuple congolais par un passage en force,l’UDPS se réserve le droit d’opposer à la majorité artificielle au palais du peuple, la majorité populaire,véritable détentrice du pouvoir » peut-on lire, dans cette déclaration finale signée par Augustin Kabuya,secrétaire général du parti.
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Ce lundi ,le Syndicat autonome des magistrats a rejeté l’initiative de l’ex président de l’Assemblée nationale en indiquant que celle-ci ,n’apporte aucune nouveauté à la magistrature , mais plutôt elle est faite dans le but de museler le pouvoir de la justice en plaçant le ministère public sous le contrôle du ministre de la Justice.
Pour le SYNAMAC, Ces trois propositions violent les principes de la séparation de pouvoir, et promet d’adresser une pétition à l’endroit du chef de l’État pour arbitrer la crise inter institutionnelle qui en découlera de cette manœuvre.
Renvoyées déjà à la commission Politique administrative ,ces trois projets ont créé une polémique,mais leurs initiateurs soutiennent un renforcement du pouvoir d’injonction du ministre de la Justice de sanctionner à titre conservatoires les magistrats qui se sont rendus coupables.
Patrick Félix Abely
