La convocation du congrès de l’Union nationale de la presse du Congo continue à susciter des réactions voir des agitations dans les milieux professionnels et voir au-delà de la profession journaliste touchant même la sphère politique congolaise.
Alors que l’on croyait la parade trouvée entre les protagonistes, une rumeur sur des soupçons de malversations autour de l’enveloppe octroyée par la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi qui impliquerait le ministre d’État à la communication et médias, David-Jolino Diwompovesa Makelele a surgi le mardi, 29 septembre 2020.
Selon ses détracteurs, le porte-parole du Gouvernement congolais aurait sollicité 40.000$ sur les 100.000$ débloqués par l’épouse du chef de l’État pour l’organisation de ce forum sur la cité côtière de Moanda dans le Kongo-Central.
« Je ne vois pas, auprès de qui je me serais présenté pour chercher l’argent et personne ne peut en apporter la preuve. En réalité, les gens ont compris qu’ils sont mal barrés, ils ont mal géré, ils cherchent à qui attribuer la responsabilité pour n’est pas se justifier. C’est triste qu’à ce niveau de responsabilité, on en vienne à inventer des choses aussi graves. Moi, mon honneur n’a pas des prix. Ma dignité non plus. Je dis le congrès de Moanda aura bel et bien lieu. Que ceux qui sont contestés dans leurs fonctions ne puissent pas se présenter, comme ça on aura des candidats nouveaux », a déclaré Jolino Makelele au micro d’ACTUALITE.CD
“Je ne suis pas si mal informé que ça, je connais les officines qui sont derrière ces genres d’opérations, mais ils sont tous mal tombés parce que je ne cède pas face à ce qui est insignifiant. Ce qui est insignifiant, c’est justement les propos qu’on ne saura jamais prouver, mais je leur offrirais non plus le spectacle d’une certaine notoriété en allant en justice », a-t-il ajouté.
Ce mardi 29 septembre, devant la presse, en présence de Kasonga Tshilundu, président en exercice de l’UNPC, Jean-Marie Basa rapporteur de la commission des cartes au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo a chargé ce membre du Gouvernement en affirmant que ses propos ne lui engageaient que lui et que la corporation n’était pas sous la coupe-réglée du ministre qui aurait sollicité les 40 % de la somme globale dédiée à l’organisation du congrès électif de l’UNPC.
José-Junior Owawa
