dimanche, 16 novembre 2025

Le président de la République Démocratique du Congo, FélixTshisekedi, a reçu les serments de trois nouveaux juges de la Cour constitutionnelle, ce mercredi 21 octobre, au Palais du peuple à Kinshasa.

Une cérémonie dont la majorité de membres du Front Commun pour le Congo (FCC), avec qui il est en coalition au pouvoir, n’a pas pris part. On peut citer les grosses pointures telles que le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba respectivement présidente de l’assemblée nationale et du sénat mais aussi tous les députés et sénateurs FCC.

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À ceux-là s’ajoutent les ambassadeurs, pas aussi les moindres, notamment celui de l’Union Européenne et de l’Union Africaine mais aussi le Chef d’état-major général des FARDC et le commissaire général de la Police Nationale Congolaise.

Appelé affectueusement « Fatshi Béton » par les militants de son parti, UDPS, le Chef de l’État, à l’entrée de la salle où a lieu la cérémonie de prestation de serment a, sous les applaudissements du public, soulevé les deux doigts symbolisant la victoire. Un geste qui n’est pas resté sans critique. « Quels que soient ses différends avec ses partenaires politiques, il reste le Chef de l’État de tout le monde et non de son parti », s’est exprimé un analyste, faisant allusion à geste, propre à l’UDPS.

Déjà, le FCC qui a boycotté cette cérémonie a, dans un communiqué indiqué qu’il utilisera tous les moyens légaux et légitimes pour défendre la constitution qu’il estime être « foulé au pied » par le Chef de l’État.

Fort de sa majorité parlementaire, la plateforme de Joseph Kabila estime que son pari gagné et ne compte pas désarmer pour défendre la constitution en optant, disent ses membres, pour « l’intelligence Politique et la force de la loi ».

De son côté, les cardinaux du Chef de l’État estiment que le pari a été gagné pour Félix Antoine Tshisekedi « qui n’a pas besoin de la présence des responsables des institutions telles que le parlement ou le gouvernement, pour légaliser la prestation de serment ».

Un bras de fer officiellement déclaré entre les membres de la coalition au pouvoir qui, du reste, ne bénéficie pas à la population congolaise.

« Ils se battent pour le contrôle de la cour constitutionnelle qui va légitimer et légaliser les élections de 2023. Qu’ils échouent, qu’ils trichent, qu’ils gagnent, cette Cour sera de leur côté », lâche un analyste.

La question que posent des observateurs avertis est celle de savoir si le président de la République, avec sa minorité, pourrait résister à son partenaire FCC avec sa majorité ? Les prochaines heures nous en diront plus.

Liévin LUZOLO

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