La condamnation au second degré de Vital Kamerhe par la justice ainsi que l’appel lancé le mercredi 16 juin dernier par le secrétaire général de cette formation politique, Billy Kambale, en voie de créer une scission au sein de l’UNC.
D’abord la cour d’appel de Kinshasa avait condamné en appel le Président de l’UNC le mardi 14 juin dernier à 13 ans de travaux forcés. Une décision qui n’a pas plue le camp de Vital Kamerhe et qui a vite réagi. Billy Kambale, secrétaire général de l’UNC, avait alors dans un communiqué de presse, interdit notamment aux élus de ce parti de participer aux différentes réunions du Cap pour le changement et de l’Union sacrée pour la nation.
Une décision largement controversée et qui ne passe pas chez certains cadres à l’UNC. L’ancien secrétaire général de ce parti, Jean Baudouin Mayo Mambeke et Crispin Mbindule, deux députés nationaux de l’UNC, s’opposent aux décisions de Billy Kambale.
« J’invite les membres de l’UNC au calme et à la réflexion pour des décisions globales et fédératrices. L’Union sacrée de la nation dont je demeure membre, le seul cadre où nous continuerons à parler du dossier du Président National. Hier 20, aujourd’hui 13, pourquoi pas acquittement demain? », a écrit Baudouin Mayo sur son compte Twitter.
« Je reste membre fervent du groupe parlementaire CACH et acteur permanent de l’Union sacrée de la nation. La fin de l’espoir est le commencement de la mort », a tweeté de son côté, l’honorable Mbindule, élu de Butembo ville.
Des oppositions qui risquent de mettre en mal le parti de Vital Kamerhe, déjà fragilisé par la condamnation de son autorité morale pour détournement des deniers publics.
Certaines langues parlent déjà des risques de dédoublement du parti dont l’un fidèle à Vital Kamerhe et l’autre parti restant dans le Cap pour le Changement (CACH), par ricochet à l’Union sacrée de la Nation.
Pompon BEYOKOBANA
