dimanche, 16 novembre 2025

Albert Yuma, Président de la Fédération des Enteprises du Congo (FEC) a exprimé son indignation suite à la tracasserie administrative de la part des autorités congolaises aux entreprises privées notamment à travers la TVA, l’exonération.

C’est ce qu’il a fait savoir dans son discours à l’occasion de la célébration de jubilé de 50eme année d’existence de la FEC.

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Tout d’abord, Albert Yuma s’est félicité de la levée des mesures de restrictions contre la propagation de Covid 19, favorisant la relance des activités économiques. « Progressivement, les mesures de limitation de la propagation du virus au sein de la population a été levée, atténuant ainsi les dégâts au niveau de l’économie et ont favorisé la reprise. Il en est de même pour les mesures initiées par le gouvernement à travers le monde pour appuyer la relance économique ainsi que les avances enregistrées dans la recherche pour fabriquer les vaccins contre la Covid 19 », a-t-il fait savoir.

Ensuite, le Président de la FEC a soulevé les contraintes imposées aux entreprises privées par l’état congolais notamment à travers la Taxe de la valeur ajoutée (TVA), y compris l’exonération, ne favorisant pas le climat des affaires.

« (…) certaines réformes ont été initiées par le gouvernement pour améliorer le climat des affaires et la sécurité des investissements. Il s’agit du mécanisme de suivi mis en place pour permettre au Président de la République d’évaluer l’état d’avancement de différentes réformes, de manière à impulser leur mise en œuvre effective ; de la réduction du taux de la TVA de 16% à 8% pour les produits de grande consommation. 10 ans après, le gouvernement vient d’accéder en partie à une proposition de la FEC relative à la modulation du taux de la TVA. Nous estimons au niveau de la FEC qu’on pouvait ramener le taux de la TVA pour les produits de grande consommation à 3%, sinon à 0% comme dans beaucoup d’autres pays (…) la TVA dont la perception a été suspendue en 2020. Ce qui était une bonne nouvelle dans le cas de la Covid 19. Mais je m’interroge sur le vrai motif du gouvernement maintenant de créer des contentieux portant réclamation de reversement de la TVA pourtant non collectée dans le cadre de la décision sur la Covid 19. Cette mesure gouvernementale fait désormais l’objet de réclamation de la TVA par la DGI, alors que les exonérations sont limitativement circonscrites dans la loi, l’administration fiscale probablement pour les raisons de maximisation des recettes, assimile cette mesure de suspension de l’exonération, pas droit à déduction. Il est regrettable que plusieurs contentieux soient instruit à charge des entreprises pour avoir accepté de respecter la mesure gouvernementale. Cela est inadmissible », déplore-t-il.

Pour lui, « c’est l’objet de divergence avec le Gouvernement. Je voulais dire très clairement que la FEC ne s’oppose pas à l’instauration d’un quelconque mécanisme de transparence susceptible d’améliorer la Gouvernance administrative et la surveillance du marché. Elle déplore l’existence de diverses initiatives tant du pouvoir central que des provinces pour marquer les produits. Les uns avancent les raisons de traçabilité, les autres les motifs de conformités ou encore de labellisation. Là où le bât blesse, est le fait que ces marquages engendrent des frais à charge des opérateurs économiques dont la hauteur équivaut dans certains cas, à la masse salariale de ces entreprises (…) j’en ai après une administration qui ne répond pas à sa tutelle, qui ne dirige pas son administration et qui pour des motifs de court terme, si la branche sur lequel nous sommes tous assis commence à être de plus en plus petit. (…) les multinationales exploitent notre sous-sol à leur propre bénéfice. Et, nous ne pouvons pas non plus vivre éternellement de l’aide, il faudra bien un jour rembourser, à moins de rester dans une dépendance éternelle. Dépendre de nous-même, sera notre plus grande victoire en RDC », souligne Albert Yuma.

Pour favoriser le développement local, « la FEC ne cessera pas d’interpeller le gouvernement sur la nécessité d’asseoir notre développement sur une base de production locale par une transformation et une valorisation locale de nos ressources naturelles sur une chaîne de valeur globale et intégrée qu’elle soit minière, agricole ou environnementale (…) La protection des entreprises nationales devrait constituer une priorité absolue de façon à favoriser une classe locale d’entrepreneurs », a-t-il conclu d’un ton interpellateur.

Théo Liko et Liévin LUZOLO

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