Après le bilan de la marche de l’ECiDé dressé mercredi 14 octobre par Devos Kitoko, le Député national Ados Ndombasi condamne pour sa part les actes des violences répétitives en République Démocratique du Congo et plaide pour un nettoyage au sein de la Police « à la base de ces violences. »
Selon lui, ces agents de l’ordre ont été déployés sur Kinshasa par le gouverneur de la ville avec l’objectif de bastonner les manifestants.
« Le gouverneur de Kinshasa en lieu et place d’instruire la police à encadrer cette manifestation pacifique a préféré octroyer un budget conséquent pour déployer des policiers avec un objectif : bétonner, bastonner les participants à cette marche pacifique. Nous constatons avec regret que toutes les marches pacifiques qui ont pour objectif de dire non à la balkanisation de la RDC ou celles qui dénoncent les massacres qui se déroulent à l’Est du pays sont toutes réprimées avec une violence inédite », a constaté l’élu de Kinshasa.
Et de poursuivre,
« Faudrait-il conclure que notre police est investie par des éléments étrangers qui désirent la désintégration de la RDC ? Les Congolaises et congolais sont venus nombreux dire non à la balkanisation du Congo ont été froidement molestés, le véhicule transportant le Président Martin Fayulu a subi une destruction méchante par les agents de la police sous les yeux approbateurs de leurs supérieurs », s’interroge-t-il.
Par ailleurs le député Ndombasi constate qu’il est grand temps de faire le nettoyage systématique au sein de la police en la débarrassant des brebis galeuses. « Où se trouve cette police quand on tue tout le jour à Kinshasa ? Quand on Kidnappe tout le jour à Kinshasa ?… » poursuit-il sur la radio Kinoise Top Congo.
Et en suite, il appelle tous les militants à la vigilance et d’attendre le mot d’ordre de Martin Fayulu « Président élu. »
Rappelons que la police congolaise a dispersé, ce mercredi 14 octobre à Kinshasa, une marche non autorisée de l’ECiDé et le bilan dressé par Devos Kitoko est de 9 personnes blessées, les pneus du véhicule de Martin Fayulu troués et des militants portés disparu.
Jean-Paul Tshimanga
