lundi, 17 novembre 2025

Une semaine après leur entrée en grève, les enseignants membres de la synergie provinciale Syeco-Syneccath se sont retrouvés en une nouvelle assemblée générale ce jeudi 05 novembre dans l’une des salles de classe de l’école primaire Kindu-ville, et ce, sur convocation de leurs délégués syndicaux.

Se confiant à election-net.com à l’issue de ces assises, Mahulumwanda Mukute, Secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo ( Syeco-Maniema) a fait savoir que cette réunion s’est tenue à la suite des échanges qu’ils ont eu avec les autorités provinciales qui ont demandé la levée de la grève.

« Après observance de la grève pendant près d’une semaine, nous avons été contactés par les autorités provinciales, notamment le gouverneur de province ainsi que le Ministre provincial de l’EPST, qui nous ont invité nous les syndicalistes pour échanger autour de la question de l’heure, qui est la grève des enseignants.
Alors il a été question de nous demander si nous pouvions sensibiliser les enseignants pour la reprise des cours », a-t-il expliqué.

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Il ajoute cependant que cette demande des autorités provinciales à rencontrer une fin de non recevoir de la part des professionnels de la craie qui ont par contre décidé de poursuivre avec la grève, parceque n’ayant pas encore obtenu gain de cause dans leurs revendications.

« Nous sommes rentrés à la base, nous avons rencontré les enseignants, nous leur avons restitués ce qui avait été décidé avec les autorités provinciales. La réaction des enseignants était en tout cas négative dans le sens qu’ils n’ont pas voulu cessé avec la grève, mais ils veulent poursuivre avec celle-ci pour diverses raisons. C’est par exemple, les N.U du secondaire, des maternelles, des bureaux gestionnaires, ne sont toujours pas pris en compte par l’État jusqu’aujourd’hui, il n’y a que ceux du primaire qui sont en partie pris en compte par le gouvernement central », a-t-il poursuivi, avant de lâcher :

« La grève se poursuit, parce qu’ils prétendent ne pas voir la résolution à leurs revendications ».

Pour sa part, le Secrétaire provincial du Syndicat des écoles conventionnées catholiques (Syneccath-Maniema), a pour répondre aux gestionnaires qui menaceraient les enseignants grévistes de suspension, expliqué le cadre légal de cette grève qui selon lui, tire son fondement dans la constitution de la République Démocratique du Congo, à sa page 6, articles 36-43, la loi cadre n°86/005 du 22 septembre 1986 de l’enseignement, le statut du personnel de carrière des services publics de l’État publié au journal officiel de la République Démocratique du Congo n° 15 du 1er août 1981.

À lui d’ajouter que les enseignants ont décidé d’attendre les résolutions des travaux de Bibwa, à Kinshasa, de la commission paritaire Gouvernement-Banc syndical.

« Après débat et délibération, nos affiliés ont exigé vraiment qu’il y ait la bonne volonté de l’implication de l’autorité provinciale pour une solution palliative aux préoccupations des enseignants.
Ils décident d’attendre les décisions qui sortiront des travaux de la commission paritaire de Bibwa à partir du gouvernement central », a-t-il souligné.

Cependant, du côté des autorités politico-administratives et scolaires provinciales, les réunions visant à décanter la situation se multiplient.

Election-net.com, apprend au moment de la rédaction de cet article que les gestionnaires d’écoles sont convoqués dans une réunion d’urgence par le Directeur de la province éducationnelle de l’EPST-Maniema1 à l’initiative du gouverneur de province, au sujet de la grève des enseignants.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu

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