Espoir de plusieurs centaines des milliers des congolais, le projet minière CHEMAF MUTOSHI fait objet de plusieurs convoitises et attaques de tous ordres. La dernière en date est celle d’une organisation non gouvernementale qui accuse l’entreprise minière Chemical Of Africa d’avoir déguerpis sans indemniser la communauté de Mukumbi, un village supposé se situer à 7 Km de la ville de Kolwezi dans la province du Lualaba (sud Est de la RDC).
Mukumbi, village réel ou imaginaire ?
Les investigations sur terrain et les archives révèlent que Mutoshi est un site de la Gécamines enregistrés sous le numero de permis minier PE2604. Et en date du 15 juin, l’entreprise minière CHEMAF a signé un contrat d’amodiation de 25 ans avec la Gécamines pour la concession de Mutoshi dans la province du Lualaba.
A l’issue de plusieurs formalités, cette entreprise minière amorce les travaux de déblayage sur site pour la construction de son Usine de Process de première de 1ère phase le 09 Mars 2018. A ce moment-là , la société n’a trouvé aucun village à l’emplacement choisi pour l’Usine de traitement.


Cependant, les archives historiques démontrent que l’emplacement de l’usine a été occupé par le passé par des artisanaux mineurs communément appelés creuseurs. Miner illégalement les queues de Kulumaziba devant l’ancienne usine de traitement Anvil adjacente au site de Chemaf était leur activité principale. Cependant, lors de la cession de ce site à Chemaf, cet endroit n’était habité par personne et la situation est demeurée la même jusqu’au début des travaux de déblaiement du site debut 2018.
C’est plus tard, en Novembre 2019, soit plus d’une année après le lancement des travaux qu’un groupe de personnes, se présentant comme ressortissants d’un village dénommé « Mukumbi » va saisir la mairie de Kolwezi. Dans sa plainte, ce groupe a déclaré que le village Mukumbi serait localisé à l’emplacement proposé pour l’usine de traitement de Mutoshi. Et c’est la raison pour laquelle ils avaient été relocalisés sans aucune compensation.
Comme par effet de contagion, à partir du 3 décembre, ce groupe a bloqué l’entrée de la concession Chemaf Mutoshi pendant plus de 3 semaines en exigeant une compensation. Ce mouvement a empêché l’entreprise Chemaf de de poursuivre ses travaux jusqu’à l’organisation d’une réunion officielle sous l’égide du ministre provincial de l’intérieur de la province du Lualaba avec une délégation de Chemaf SA, le Grand Chef coutumier KAZEMBE et les prétendus autochtones.
A l’issue de cette reunion, à la lumière de la carte ethnologique et politico- administrative du territoire de Mutshathsa (Région de Kolwezi), il a été démontré l’inexistence d’un village appelé Mukumbi depuis la nuit des temps. Mukumbi était le nom du commandant Chef de du personnel de la sécurité industrielle de la Gécamines réputé pour avoir expulsé tous les mineurs artisanaux avant l’arrivée de Chemaf sur le site. Dans l’histoire du Grand Katanga, le seul village du nom de Mukumbi est situé dans le territoire de Kambove dans la province du Haut-Katanga à 200 km de Kolwezi. Toutefois, le Chef Kazembe a reconnu la présence de certaines personnes qui occupaient les terres du temps de la Gécamines. Ces personnes étaient essentiellement des exploitants artisanaux et leur dépendants. Il s’agissait plutôt d’un camp des creuseurs et non un village « reconnu » et « dûment établi.
Tout porte à croire que lors de l’opération de sécurisation de son patrimoine, la Gécamines avait également récupéré cette concession à l’instar du site d’Elysée et de Kimanyuki dans le territoire de Kambove et bien d’autres.
Indemniser à tout prix
Les révélations qui ont jailli de cette réunion, Chemical of Africa bien qu’absout d’une obligation légale a consenti à se pencher sur la question comme un passif historique. Dans la logique des bonnes pratiques et de la Responsabilité sociétale des entreprises, Chemaf en coordination avec le gouvernement provincial du Lualaba a établi un protocole d’assistance et les bénéficiaires ont été localisés après le profilage.
Au total 1 504 familles dont 1220 ménages habitants de Mukumbi et 284 cultivateurs non résidants ont été recensées. Coté patrimoine, une école, un centre de santé, 6 églises, 39 maisons en brique a daube et paille, 171 Maisons en bâches, 305 champs, 110 maisons commerciales et y adjoindre les honaraires et autres frais de justice et honoraires. La cellule de crise a remis a déposé son dernier rapport le 26 janvier 2021.
Cfr Tableau
Dans les deux mois qui ont suivi l’entreprise Chemaf a versé le montant arrêté convenant à l’équivalent des biens requis par ce groupe de personnes. Cette opération s’est déroulée sous les bons auspices du gouvernement de la province du Lualaba.
Inscrit dans le respect du code minier révisé de la République démocratique du Congo et du règlement minier en vigueur, l’entreprise Chemaf tient mordicus à privilegier mieux vivres et surtout l’harmonie des communautés locales. Chemaf dit laisser ses portes ouvertes aux ONG et à toutes les parties pour disponipar la cellule de crise.
Chris Lumbu
