dimanche, 16 novembre 2025

Le redéploiement des éléments de la Monusco à Panzi dans la province du Sud-Kivu pour la sécurité du prix Nobel de la Paix 2018, ne cesse de susciter plusieurs questions dans l’opinion publique.

Pendant que les uns estiment que le travail fait par le Docteur Denis Mukwege pour les femmes victimes de la violence vaut cette considération et protection de la communauté internationale.

D’autres par contre indiquent qu’une communauté qui reste internationale dans son vrai sens devait mettre tous les moyens en commun pour sécuriser tous les citoyens et non un seul citoyen.

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Un seul citoyen a droit à la sécurité à l’Est…

Depuis que le prix Nobel de la paix 2018, a été victime de menaces suite à ses dénonciations en rapport avec les massacres à l’Est de la République Démocratique du Congo, nombreuses personnalités et organisations au pays comme à l’extérieur ont témoigné leur solidarité à l’endroit du concerné. Ce qui est normal pour tout africain averti. Et ce qui paraît disproportionnel c’est le redéploiement des éléments de la Monusco pour la sécurité du Docteur Denis Mukwege, pourtant l’insécurité à l’Est du pays est généralisée,

 »Et ce seulement lui qui est menacé ou insécurisé ? », un questionnement partagé par ceux qui voudraient que la question sécuritaire soit la préoccupation majeure des décideurs politiques.

Les autres ont droit à la mort, et un seul a droit à la protection…

Les populations Civiles sont tuées dans plus d’une entité dans les provinces de l’Est du pays, à Beni il ne passe pas une semaine sans que l’on n’enregistre des cas d’assassinats et dans d’autres entités comme à Irumu, à Djugu. Et c’est suite à l’activisme des groupes rebelles locaux, nationaux et étrangers.

Malgré le nombre élevé de ceux-là qui ont péri dans ces incursions,  »la vraie détermination » n’est pas sentie dans le Chef de décideurs pour ramener la paix et permettre à la population de vivre en quiétude.

Par contre pour la sécurité  »d’un citoyen », toutes les énergies se mobilisent au pays comme à l’extérieur pour qu’il soit épargné du danger. Et si ce même engagement international était présent, la question sécuritaire à Beni, Irumu, Djugu, Minembwe, Baraka, serait déjà résolue.

Rappelons que depuis que le prix Nobel le Docteur Denis Mukwege est victime de plusieurs menaces, suite à ses dénonciations, toute la communauté est mobilisée pour assurer sa sécurité.

La semaine dernière, les éléments de la mission de nations-unies pour la stabilisation de la République Démocratique du Congo (MONUSCO) ont été redéployés à son hôpital à Panzi, dans la province du Sud-Kivu, dans l’objectif d’assurer sa sécurité.

Rédaction

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