Lutte contre la pandémie du Coronavirus, incursion des miliciens Bakata Katanga, hausse et pénurie de la farine de maïs, la province du Haut-Katanga général et la ville de Lubumbashi en particulier traversent un des moments les plus difficiles de son histoire récente. Les produits de premières nécessités ont pris de l’envol sur le marché lushois. Un sac de farine de maïs qui a déjà presque doublé de prix est devenu très rare.
La ville connaît une carence en farine de maïs sans précédent. En vain les lushois ont cherché à s’approvisionner ce samedi. L’unique espoir est que beaucoup de dépôts et magasins sont restés fermés suite aux troubles vécus dans certains quartiers de la ville. Donc d’ici lundi, la situation pourra changer. Mais la majorité des lushois accusent les opérateurs économiques de cacher délibérément la farine de maïs afin de spéculer sur le prix.
Profitant de cette situation, certains commerçants véreux profitent de la situation pour vendre une farine impropre à la consommation. Une situation relevée au marché central de la Kenya , au marché Moïse ainsi qu’au marché Zambia dans la commune annexe. Une situation qui rappelle la célèbre triste crise de 1992 avec la consommation des fameuses » levimba » du nom d’une farine destinée aux bétails.
Le jeudi dernier, le gouverneur Jacques Kyabula s’est entretenu avec le consul général de Zambie basé à Lubumbashi pour se rassurer du passage des vivres de la province du Haut-Katanga à la frontière zambienne de Kasumbalesa. Selon, le diplomate zambien, la circulation des biens ne souffre d’aucune restriction à la frontière. Donc il n’y aucune raison pour que la province connaissance une rupture de stock en farine de maïs.
Chris Lumbu
