À l’approche de la publication du Gouvernement Sama Lukonde, des voix s’élèvent à travers les pays pour une bonne représentation des provinces. C’est le cas de l’espace Grand-Équateur.
Dans une tribune publiée ce mercredi 10 mars et parvenue à election-net-com, Carmel Placide Kanza, natif de cette contrée, qui se présente comme expert en stratégie de communication fait l’autopsie des problèmes qui freinent le développement de cet espace, et plaide pour sa bonne représentation au prochain gouvernement de la République Démocratique du Congo.
Ci-dessous l’intégralité de sa tribune :
GRAND EQUATEUR : MA PART DE VÉRITÉ
Parlons peu , mais parlons bien ;
je vous salue mes frères et sœurs ressortissants du Grand Equateur. A la veille de la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale issue de la nouvelle coalition gouvernementale « Union sacrée « , nous observons des agitations de gauche à droite dans le chef de certaines personnes en perte de vitesse et en mal de positionnement politique ; tout les moyens sont bons pour arriver à être repêché comme membre du gouvernement pour le restant de quelques années du premier quinquennat du président félix antoine Tshisekedi.
Le débat a dépassé le niveau de l’intérêt général et chacun se bat pour son positionnement et les membres de sa famille, sinon un groupe acquis à la guise de son territoire ou secteur . C’est vrai que nous avons eu un Président de la République pendant 32ans , ce que beaucoup oublient, ce qu’il n’était pas le chef de l’Etat de sa province ni de son clan, mais père de toute la nation . Rappelons nous de cette célèbre citation » le chef de l’état n’a pas une baguette magique, seul il ne peut rien mais avec le concours de tous … » le feu maréchal Mobutu d’heureuse mémoire avait à son temps confié des portefeuils importants aux équatoriens mais c’était quoi les résultats ?
Parlons un peu de la deuxième République : Nous a l’Equateur nous avions eu un commissaire d’état en charge de l’éducation : combien d’écoles construites ? Combien d’université viables? Combien des professeurs ? Devrions nous dire que ce le Marechal Mobutu qui n’a rien fait lorsqu’il avait de collaborateurs pour cette fin ! Aujourd’hui il n’est pas question de rejeter le retard dans le développement de nos provinces issues du démembrement sur tel ou tel autre acteur ou tel leader politique, car chacun est appelé à jouer sa partition. Après la chute du régime de Mobutu, nous les équatoriens n’avions plus droit au chapitre, une vraie chasse au sorcières s’est installée ; les bangala seront arrêtés ; dépouillés de leurs biens, torturés par le pouvoir de l’Afdl jusqu’à nous attribuer l’étiquette du « code 32 » pour mieux nous identifier. Pendant ce temps il aurai fallu du courage non seulement de l’amour et sacrifice pour libérer son peuple et réhabiliter sa dignité.
Jean pierre Bemba Gombo se sacrifie pour mettre fin à cette sorte d’extermination planifiée par ce régime sanguinaire de Laurent Désiré Kabila. Apres des années de luttes armées nous voici a la table de négociation, le pays est réunifié et ce la transition avec tous les belligérants. L’Equateur se retrouve a la vice-présidence de la République en charge de l’ecofin .
Cette fois là encore l’Equateur se retrouve avec des ministères clés dont les infrastructures travaux publics. A la question de savoir combien de km de route construite ou asphaltée ? Le ministre en charge des ITPR était accusé de détournement des fonds alloués pour la réhabilitation des certains tronçons dans le Nord ubangi. Cette situation à créé un incident au sein du gouvernement. Je me rappelle que Jean Pierre Bemba pour marquer sa solidarité,s’est retiré à Gemena avec les membre du gouvernement MLC, car le dit détournement n’était pas encore prouvé. A la question de savoir si c’est JP Bemba qui a bloqué la construction des nouvelles routes ?
Apres la transition, place aux élections. Bemba est dans l’opposition et tout de suite mis en prison pendant 10ans sans gérer les affaires de l’Etat. Le Grand Equateur est à la présidence du sénat et à la première vice-présidence du sénat et des membres du gouvernement que je vais essayer de citer depuis 2006 jusqu’à présent. Beaucoup de leaders déclarés du Grand Equateur sont dans toutes les institutions depuis 15ans. C’est quoi leur apport dans le repositionnement de la province quand à son développement ? Je vais commencer par le parlements: Chers députés nationaux et sénateurs du Grand Equateur, quels sont les projets à impact visible initiés par vous et exécutés par le gouvernement de la République dans nos provinces ? Si ce n’est la courses au leadership calquée sur la division ethnotribale !contrairement a vos collègues du katanga ou Nekongo qui, malgré leur bord politique ont pour dénominateur commun leur province. Mais chez nous ce n’est pas le cas …tel veut être plus fort pour écraser l’autre, entre temps c’est l’espace qui ne décolle pas. Tout ça ce jean-pierre Bemba qui bloque …je me rappelle la fin de la législature de 2011, l’ancien ministre de la santé, Dr félix kabange a remis des kits pour la maternité à chaque député national pour sa circonscription électorale et c’était en direct sur la télévision nationale . Combien de députés nationaux ont fait parvenir dans leurs territoires ? Chaque vaccance parlementaire vous avez droit à quelques cartons des médicaments des premiers soins, combien des circonscriptions bénéficient de ce don du gouvernement qui pour les autres se transforme en charité ? Selon certaines informations, beaucoup de nos parlementaires sont devenus des commerçants des produits pharmaceutiques et autres dons destinés à leurs électeurs. Ces genres de comportement anti patriotique et hunimain est toujours l’œuvre de Jean Pierre Bemba ? On a donné des tracteurs dans le cadre du programme agricole. A la surprise générale, les parlementaires se sont partagés et utilisent à leur fin cet outil qui devrait permettre a la population de bien cultiver la terre afin de palier au problème lié à l’insuffisance alimentaire. Fort est de constater que ces engins ont changé de destination et de tout ça c’est Jean Pierre Bemba ? Je note tout simplement que nous sommes nous mêmes à la base de notre propre souffrance et sous-développement car de toutes ces années Jean Pierre Bemba était hors service. Parlons de ceux qui avaient des postes ministériels : nous avons eu un ministre des mines avec un sobriquet « apesa atala te » combien de carrés miniers aujourd’hui dont dispose nos provinces , combien d’entreprises sur le terrain pour exploitation et production ? Alorsque le Grand Equateur regorge de nombreux gisements, le bassin pétrolier dans la cuvette centrale, les diamants dans les domaines militaires a Kotakoli, etc. Malgré tout ça, l’exploitation des nos ressource sont encore artisanales. Par contre le katanga au même poste à su donner la chance à sa province .Nous avons géré le grand ministère de l’environnement pêche, eaux forêt et élevages ; malgré que notre forêt est classée parmi les réserves du monde dans le cadre de lutte et atténuation des effets du réchauffement climatique, la province demeure dans une pauvreté indescriptible ; on nous prive d’exploiter notre forêt et nos bois au profit du monde entier mais aucun parlementaire ne lève la voix, moins encore le ministre de tutelle.
Dans des nombreuses négociations sur l’environnement nous sommes nul part , on négocie et décide sur le transfert des eaux de la rivière ubangi vers le lac Tchad et nous avons tous suivi le Président tchadien nous menacer disant « même de force » il va prendre les eaux de la rivière ubangi. Entre temps, c’est le silence de cimetière. Oui vous allez me dire c’est une question de la politique sous régionale. Mais il s’agit là aussi de la survie d’un peuple riverain . Comment peut on compter sur des personnes avec des beaux discours en-dehors des institutions mais une fois aux affaires, ma famille d’abord .Le Grand Equateur a géré le ministre de EPST ; combien de nouvelles écoles ? Combien de matériels didactiques ? Et ce même ministre serait accusé de détournement des fonds ; écoles fictives et autres, selon le rapport de l’IGF. Comment espérer développer la province avec des personnes qui se disent leader mais ne pensent pas a l’avenir des jeunes générations de cet espace ? Des milliers d’enseignants immatriculés non mécanisés, soit de nouvelles unités. En quoi consiste votre leadership ? Le feu le Maréchal nous a laissé des infrastructures universitaires ultra modernes à Libenge mais celle ci se trouve dans une ruine exécrable. Pourtant de cette université sortirait des grands cadres de ce pays.Une autre qui peine à fonctionner, c’est l’ancienne Aequatoria débaptisée “UNIGBA “. Y a t’il des politiciens qui ont milité pour d’une part réhabiliter et d’autre part assurer son fonctionnement avec des professionnels de l’enseignement supérieur et universitaire? J’en doute. A la place de dire Jean Pierre Bemba était vice président qu’avait il fait, moi je vous retourne la même question qu’avez vous fait quand vous êtes dans la gestion au quotidien de la res publica ? C’est simplement de la mauvaise foi et de l’ingratitude.Le grand Equateur a eu le privilège d’avoir les ministres des finances, budget , fonction publique et autres pour ne citer que ceux. Il n’y a aucun resultat éloquent ; je peux l’affirmer sans avoir peur d’être contredit. Personne a dans ses prérogatives comme chef du département au gouvernement, monté de bons projets pour nos provinces. Il y a bien d’exemples positifs à copier chez les autres. Imaginez que le Grand Equateur a géré le ministère de transport et voie de communication avec toutes ses entreprises ; mais l’aéroport international de Moanda a Gbadolite est déclaré non viable alors que ce dernier a une très belle piste que l’aéroport de Ndjili. On préfère desservir les villes de Mbandaka et Gemena alorsque le Nord ubangi a un nombre important des commerçants qui malheureusement sont obligés de parcourir des centaines de kilomètres de route impraticables pour prendre le vol dans une autre province, pendant que un aéroport se meurt par la volonté politicienne. La navigabilité sur le fleuve jusqu’à la rivière Mongala et autre nous sommes conscients de nombre des morts . Le Grand Equateur détient un grand barrage hydroélectrique capable d’alimenter même Afrique centrale mais personne n’en parle. On veut construire des micro barrages en photovoltaïque alors que si c’était dans d’autres provinces, unanimement les notables qui siègent dans les institutions mettraient les bouchés double afin d’obtenir la réhabilitation de ce barrage de Mobayi mbongo et alimenter toutes les provinces du Grand Equateur et d’autres pays de la sous région. Mais malheureusement ce l’ego qui passe avant toute choses.
Au regard des éléments énumérés ci haut, la responsabilité de Jean-Pierre Bemba dans le sous-développement du coin ? Des gens se battent pour devenir ministres juste pour s’enrichir et caser leurs enfants ,frères et sœurs dans les cabinets politiques, entreprises sous tutelle. C’est la politique de » ma famille d’abord » En fin ; alors que dans leur combat d’avant, ceux ci étaient contre cette pratique de promouvoir que les membres de leurs familles competents ou pas, quand bien même des compétences existent dans leur formation politique. Nous devons savoir que partout il existe des notables et autres personnes considérées comme boussole . Au katanga, il ya des grands leaders mais “Baba Kyungu” reste le monument avec respect et considération. C’est le cas avec Jean-Pierre Bemba. Les Equatoriens lui doivent respect et reconnaissance ne serait ce que pour son combat pour notre libération et notre dignité autre fois piétinés par le régime Afdl. Si nous siégeons aujourd’hui comme députés, sénateurs et ministres, c’est grâce à cet homme qui se place au-dessus du clivage et dont la qualité du leadership charismatique n’est plus à démontrer sur plan national qu’international. Que chacun se batte pour développer en sa manière notre espace Grand Equateur que de vouloir chercher du positionnement en accusant les autres pendant que tous n’avions pas les mains propres .Jean Pierre Bemba n’as pas besoin de se refaire la santé politique avec ce fameux problème du poids politique car nous savons comment les élections ont été organisées. Moi ci j’en appelle à l’éveil de chacune et chacun de la prise de conscience car nos querelles pour nos positionnements nous fragilisent et nous classent bas. Je ne suis pas le porte parole du sénateur Jean-Pierre Bemba ni cadre de son parti, mais à travers ma réflexion j’ai voulu donner ma part de vérité sur cette question.
CARMEL PLACIDE KANZA Expert en stratégie de communication
Que Dieu bénisse le Grand Equateur
