dimanche, 16 novembre 2025

Le secrétaire technique de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP), Emmanuel Musuyu estime que l’inauguration des sauts-de-mouton n’arrangera pas forcément la situation routière dans lequel se trouve la ville de Kinshasa.
 » Avant de se lancer dans un projet, il faut toujours analyser les causes. Nous constatons que ce projet a été très mal initié. Il n’y a pas eu une bonne réflexion avant le lancement. Si nous prenons le cas du saut-de-mouton de pompage, il est placé au terminus, cela ne fait qu’empirer les choses. Sur la route qui amène vers mont kali, nous trouvons un saut-de-mouton alors qu’il n’a pas nécessité d’être vu que c’est une ligne droite. La nécessité d’un saut-de-mouton, c’est au niveau des carrefours », a-t-il fait savoir via l’émission Okapi service.

Il poursuit en précisant que pour remédier à la situation des embouteillages à Kinshasa, « il faudrait connaitre les causes. Parmi ses causes, selon lui, il s’agit de l’ignorance du code routier, l’indiscipline des chauffeurs et l’absence des routes secondaires.
 » Pour remédier à cette situation routière , il faut organiser une formation pour apprendre le code de la route aux chauffeurs et créer des routes secondaires pour une solution durable. Le projet des sauts-de-mouton n’était pas une nécessité, c’est un projet sensationnel », a-t-il ajouté.

Rappelons que cinq sauts-de-mouton sur les sept en construction dans la ville de Kinshasa seront disponibles d’ici le 31 décembre 2020. Cette décision ressort d’une rencontre que le chef de l’Etat a eu le vendredi 18 décembre avec les ministres des infrastructures et travaux publics, celui des finances , les directeurs généraux de l’office des Voiries et Drainage ainsi que celui de l’Office des Routes (OR).

A lire aussi

Bénédicte Matondo

Share.

Comments are closed.

TRADUCTION »