Le secrétaire technique de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP), Emmanuel Musuyu estime que l’inauguration des sauts-de-mouton n’arrangera pas forcément la situation routière dans lequel se trouve la ville de Kinshasa.
» Avant de se lancer dans un projet, il faut toujours analyser les causes. Nous constatons que ce projet a été très mal initié. Il n’y a pas eu une bonne réflexion avant le lancement. Si nous prenons le cas du saut-de-mouton de pompage, il est placé au terminus, cela ne fait qu’empirer les choses. Sur la route qui amène vers mont kali, nous trouvons un saut-de-mouton alors qu’il n’a pas nécessité d’être vu que c’est une ligne droite. La nécessité d’un saut-de-mouton, c’est au niveau des carrefours », a-t-il fait savoir via l’émission Okapi service.
Il poursuit en précisant que pour remédier à la situation des embouteillages à Kinshasa, « il faudrait connaitre les causes. Parmi ses causes, selon lui, il s’agit de l’ignorance du code routier, l’indiscipline des chauffeurs et l’absence des routes secondaires.
» Pour remédier à cette situation routière , il faut organiser une formation pour apprendre le code de la route aux chauffeurs et créer des routes secondaires pour une solution durable. Le projet des sauts-de-mouton n’était pas une nécessité, c’est un projet sensationnel », a-t-il ajouté.
Rappelons que cinq sauts-de-mouton sur les sept en construction dans la ville de Kinshasa seront disponibles d’ici le 31 décembre 2020. Cette décision ressort d’une rencontre que le chef de l’Etat a eu le vendredi 18 décembre avec les ministres des infrastructures et travaux publics, celui des finances , les directeurs généraux de l’office des Voiries et Drainage ainsi que celui de l’Office des Routes (OR).
Bénédicte Matondo
