dimanche, 16 novembre 2025

Accusé d’avoir couvert un prêtre pédophile à Munich, l’ancien Pape Benoît XVI récuse formellement l’accusation.

Dans une lettre personnelle accompagnée d’un mémoire juridique, le pape émérite explique pourquoi une erreur a été effectivement commise à propos de sa présence à une réunion le 15 janvier 1980 statuant sur le cas d’un prêtre alors accusé d’exhibitionnisme.

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Dans un premier temps, le pape émérite – qui avait répondu au rapport publié le 20 janvier 2022 à Munich – avait affirmé ne pas être présent à cette réunion qui avait décidé de loger ce prêtre dans le diocèse pour suivre une thérapie. Mais dès la publication de ce rapport, Benoît XVI avait d’ailleurs reconnu s’être trompé et qu’il était bien présent à cette réunion.

Dans la nouvelle note, publié le 8 février, il apparaît, sur la forme, que cette « erreur » est celle d’un rédacteur qui a travaillé sur le rapport de Munich, se trompant dans sa « transcription » sur la présence du cardinal Ratzinger à cette réunion en écrivant qu’il était absent.

Mais, sur le fond, affirme la nouvelle note, la question posée sur ce prêtre au centre de la réunion du 15 janvier 1980 n’était pas des actes de pédophilie, alors inconnus du diocèse, mais des actes d’exhibitionnisme pour lequel un logement lui fut attribué par le diocèse pour qu’il suive de soins. « On ne peut pas imputer à Benoît XVI cette erreur de transcription comme une fausse déposition consciente ou un mensonge », assure le document, « sa présence était évidente », ni que le futur pape ait « minimisé » les faits d’exhibitionnismes comme on l’accuse aussi.

Le mémoire, avec plusieurs arguments, répond : « Il n’existe aucune preuve qui prouverait cette accusation de comportement erroné ou de couverture. L’archevêque cardinal Ratzinger ne fut impliqué dans aucune couverture d’actes d’abus ».

Pompon BEYOKOBANA

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