Le coronavirus et la prédisposition génétique.Une recherche menée par une équipe de scientifiques franco-américaine de l’institut Imagine de Paris et de l’Université Rockefeller de New York a révélé que des formes graves de la covid-19 étaient dûes à une prédisposition génétique des malades.
Et pour arriver à cette conclusion, ils se sont penchés sur un groupe de 1.700 malades de toutes origines.
Ils ont détecté que les malades concernés avaient tous un trait commun : un défaut de production des interférons de type 1. L’on note que ces puissantes protéines jouent un rôle crucial dans la réponse immunitaire contre le coronavirus.
Cette inactivité est causée par des anomalies génétiques (dans 3-4 % des formes sévères), soit par la présence d’auto-anticorps qui neutralisent les interférons (10-11 %).
Jean-Laurent Casanova de Laurent Abel, qui ont dirigé l’étude, ont expliqué : »Qu’il s’agissait de variants génétiques qui diminuent la production d’IFN de type 1 pendant l’infection ou d’anticorps qui les neutralisent, ces déficits précédents l’infection par le virus et expliquent la maladie grave ».

Ces résultats pourraient donc permettre, à l’avenir, d’identifier précocement les personnes à risques de formes graves et de mieux les prendre en charge.
Prince Bagheni
