Le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est revenue ce mardi sur les questions polémiques de son institution. Il s’agit notamment des accusations du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, selon lesquelles les membres de la centrale électorale aurait refacturé le prix de leurs véhicules.
Un jeu de « Ping-pong » au quel la Céni n’adhère pas, malheureusement, réplique le rapporteur de la Céni, Patricia Nseya, qui précise que le vrai problème est que la Céni a réclamé son autonomie financière et administrative pour être réellement indépendant.
« Depuis notre investissement, les membres de la Céni utilisent leurs véhicules personnels. Ceux de fonction, aucun membre sur 15 que nous sommes, ne l’a reçu. Même pas le président Kadima. Nous avons vu le concessionnaire CFAO vu sa crédibilité en la matière et nous avons déposé notre facture Pro-format au niveau du ministère des Finances. À lui (Ndlr: Nicolas Kazadi) de vérifier si c’est une bonne ou mauvaise facture. Mais nous savons que nous avons déposer une réelle et vraie facture. Nous ne sommes pas prêts à rouler dans une bagnole de 300 milles dollars comme nous accuse le ministre des Finances. Sur les 15 membres que nous sommes, si l’on achète à 10.000 USD le véhicule, on atteindra même pas le chiffre qu’il a avancé. Sincèrement, le sujet est venu de la réclamation de notre autonomie administrative et financière parceque nous voulons être réellement indépendant », a-t-il révélé.
Et d’ajouter :
« La Céni a sorti sa feuille de route et s’en tient jusqu’à l’organisation des élections dans le délai constitutionnel ».
Quant à la réception ou pas des frais débuter les opérations électorales, Patricia Nseya précise :
« La Céni a reçu pour les mois de novembre et décembre, le budget de fonctionnement de rémunération. Ce n’est pas avec ce budget que la CÉNI peut organiser les opérations électorales consentantes. Il y a aussi le budget d’investissement et jusqu’à ce jour, la Céni n’a reçu aucun rond sur ce sujet. L’état actuel de notre bâtiment en dit plus. Et c’est là où on parle de l’autonomie administrative et financière, socle de notre indépendance selon la constitution et la loi organique », a-t-elle conclu.
Liévin LUZOLO

2 commentaires
Ils sont entr’eux. Kazadi( UDPS), Kadima ( UDPS) et Nseya(UDPS). C’est une simple distraction afin que les gens accordent mandat au glissement
Tout porte à croire que le calendrier sera repousse même de deux ans car personne ne veut des éléctions en 2023