Les services de sécurité ont mis la main certains officiers après l’évasion spectaculaire à la prison de Kangbayi en ville de Beni lors de l’attaque des présumés rebelles ADF.
Les sources judiciaires qui se sont confiées à la radio Okapi, soutiennent que parmi les arrêtés figurent deux officiers des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et un élément de la Police Nationale Congolaise.
Le grief porté à leur charge, précisent les mêmes sources, est « la fuite devant l’ennemi ».
D’ores et déjà, cette attitude a occasionné l’évasion des détenus qui sont actuellement recherchés par les éléments de l’ordre.
Des réactions après l’évasion massive des détenus
Les réactions n’ont pas tardé quelques heures après l’évasion d’au- moins 1300 détenus à la prison de Kangbayi. Les acteurs politiques et de la société civile ont fermement condamné cet acte en s’imaginant les conséquences de cette évasion.
Pour le Centre d’Études pour la Promotion de la Paix, la Démocratie et le Droit de l’Homme (CEPADHO), cette évasion est un coup dur à la deuxième phase des procès de la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu qui devrait commencer à la fin du mois d’octobre.
Cette structure a ainsi invité l’Union Africaine et les Nations unies à prendre cette menace « au sérieux ».
La société civile de Beni avait, pour sa part, a invité pour sa part les autorités compétentes à diligenter des enquêtes afin d’établir la responsabilité des uns et des autres.
A son tour, le député provincial Mufunza Bayengo avait demandé à la population de collaborer avec les services de sécurité pour mettre la main aux fugitifs qui se cacheraient dans la communauté.
En séjour dans la région de Beni, le numéro deux de la Monusco, David Gresly a reconnu que l’évasion des détenus aura des conséquences fâcheuses. C’est ainsi qu’il indique qu’un travail est en train d’être fait pour protéger la population.
Dieubon Mughenze depuis Beni
