L’Américain Timothy Brown, âgé de 54 ans, connu sous le nom de «patient de Berlin », guéri en 2008 du VIH, luttait depuis six mois contre une récidive de leucémie.
Il fût le premier homme au monde à guérir de l’infection du VIH, malheureusement, il a été emporté mardi à son domicile de Palm Springs, en Californie par un cancer.
Sa mort n’a rien à voir avec le VIH, comme précise son compagnon Tim Hoeffgen dans un article publié sur le blog de l’écrivain et activiste Mark King : « Le VIH n’a pas été détecté dans son sang depuis qu’il était en rémission durable. C’est parti. Là, c’est la leucémie. »
Étudiant à Barcelone, puis à Berlin, il n’a que 29 ans quand il apprend sa séropositivité, en 1995. C’est un choc pour lui, mais Timothy Brown décide de poursuivre ses études universitaires sans rien changer à ses projets. Eh bien son corps réagissait très bien aux médicaments car ne manifestait très peu d’effets secondaires.
Il continue donc sa vie normalement. Mais vers l’année de ses 40 ans, en 2006, il subit un deuxième coup du sort : on lui annonce qu’il est atteint d’une leucémie myéloïde aiguë, le cancer du sang le plus fréquent chez l’adulte.
Son médecin, à l’université de Berlin, décide alors de pratiquer une greffe de cellules-souches d’un donneur qui avait une mutation génétique rare lui conférant une résistance naturelle au VIH.
Pour ce médecin, l’espoir était que cette greffe, une opération dangereuse, soigne les deux maladies. Il en a fallu deux ans pour y parvenir : en 2008, Il était enfin guéri des deux maladies.
En 2010, il avait accepté de dévoiler son nom publiquement. Depuis, il était devenu une personnalité publique, s’exprimant dans des interviews et conférences. « Je suis la preuve vivante qu’il peut y avoir une guérison du sida », déclarait-il en 2012. « C’est magnifique d’être guéri du VIH », rapporte LeParisien.
