En tout cas les choses n’avancent pas entre Félix Tshisekedi et ses alliés au sein de la nouvelle coalition Union sacrée mise en place après la rupture du FCC-CACH. La gestion des ambitions pose encore problème confie à Election-net une source proche d’Ensemble.
Les leaders de MLC , Ensemble et UDPS se sont rencontrés en milieu de semaine, et ont quitté la cité de l’Union africaine sans compromis sur certains points notamment le partage des grands postes à la primature et assemblée nationale.
Pour une autre source, la pomme de discorde serait la direction de la primature et l’Assemblée nationale. Selon nos informations ,le président de la République Félix Tshisekedi aurait souhaité confier la présidence de l’Assemblée nationale à un dissident du Front commun pour le Congo, le député PPRD Jean-Pierre Lihau , fils d’un des compagnons de lutte d’Étienne Tshisekedi père biologique du cher de l’État, au détriment d’un proche du regroupement de Moïse Katumbi qui se réclame désormais majoritaire au sein de l’Union sacrée à l’Assemblée nationale après la déchéance du bureau Mabunda.
Il en est de même pour le Mouvement de Libération du Congo. L’ex vice-président Jean-Pierre Bemba, qui aurait préféré prendre les commandes de la primature au regard de son poid politique et malgré sa faible représentativité à l’Assemblée nationale a vu tout simplement la carte se redistribuer autrement suscitant ainsi une vague d’indignation pour les hôtes de Félix Tshisekedi à savoir Jean-Pierre Bemba et Moise Katumbi qui est même réparti de Lubumbashi.
Certains observateurs estiment que le président Tshisekedi ne veut pas ouvrir une brèche à ses nouveaux alliés.
En visant par exemple l’Assemblée nationale, Moise Katumbi veut à tout prix superviser la révision de la constitution avec ses disciples en marge des élections générales de 2023 après avoir été exclu à la présidentielle de 2018 par le régime de Joseph Kabila prétextant notamment qu’il n’avait pas de nationalité congolaise d’origine. Mais Katumbi a pendant longtemps été proche de Félix Tshisekedi, ayant notamment formé la coalition du Rassemblement en 2016 aux côtés d’Etienne Tshisekedi, le père de l’actuel président.
Pour sa part, Jean-Pierre Bemba rendu inéligible à la présidentielle de 2018 à cause d’une condamnation pour subornation des témoins par la Cour Pénale Internationale assimilée par le régime de Joseph Kabila à une condamnation pour « corruption », revait d’une modification de la loi électorale à l’Union sacrée pourrait avoir une majorité des elus en tant que premier ministre pour concourir à la magistrature suprême.
Patrick Félix Abely
