dimanche, 16 novembre 2025

Malgré l’interdiction par la Vice-premier Ministre de l’environnement et de développement rural , Eve Bazaiba, d’exploiter sans permission l’or dans la rivière Aruwimi dans le territoire de Basoko, suite à la pollution de l’eau il y a moins de deux semaines, la société chinoise Xiang Jiang Mining continue avec ses activités d’exploitation.

Mécontente, la société civile accusé cette société d’exploitation minière d’avoir repris de plus belle leurs activités.

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« La VPM de l’environnement est passée et a pris la décision d’arrêter l’exploitation. Mais juste après son départ, les chinois ont repris les activités avec force (…). Le directeur de cette société a même dit aux leaders communautaires qui sont partis le voir qu’il travaille avec l’autorisation de l’Etat congolais. S’agit-il de quel l’Etat? », s’est interrogé Jean-François Mumbia, Président de l’ONG RAIO.

Jean-François Mumbia souligne que c’est depuis 2 ans que cette société chinoise fait vivre à la population de Basoko le cauchemar. Il demande, pour ce faire, au gouvernement d’assumer ses responsabilités.

« L’eau a totalement changé de couleur devenant rougeâtre, les épidémies de diarrhée sont devenues récurrentes en aval de Basoko où l’exploitation a lieu, la pêche est devenue quasiment impossible vu que la pollution a presque décimé les poissons dont on voit les cadavres flottés sur l’eau (…). Un prêtre a même été menacé de mort par des militaires qui sécurisent ces chinois parce qu’il avait osé prendre en photo leurs infrastructures. En tout cas, que justice soit faite et que les préjudices soient réparés. Que l’Etat prenne en considération les desiderata des communautés de Lioto, Liambe, Yangonde et Kpelekpele », a-t-il ajouté.

En rappel, à l’issue de sa mission dans le territoire de Basoko au mois de janvier dernier, le VPM de l’environnement et développement durable, Eve Bazaiba, avait pris au nom du Gouvernement, la décision d’évacuation des dragues robotisés de l’entreprise Xiang Jiang Mining dans le secteur de Bangelema Mongandjo à Basoko pour pollution des eaux de la Rivière ARUWIMI. L’entreprise était alors sommée de payer les pénalités et indemniser les victimes.

Pompon BEYOKOBANA

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