72 heures après son adresse sur l’état de la nation, les propos de Félix Tshisekedi continuent à alimenter les débats au sein de la société congolaise.
Pour Ewing Yanda, membre du comité national et porte-parole du parti Envol, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi vient de se joindre officiellement leur projet de révision constitutionnelle déposé il ya quelques mois au bureau de l’Assemblée national et celui du Sénat.
Il s’agit donc du retour à l’élection présidentielle à deux tours, de la double nationalité pour les congolais d’origines, de l’élection des sénateurs au suffrage universel direct.
Pour lui, le retour à l’élection présidentielle à deux tours permettra à tous les présidents de la république d’avoir une légitimité incontestable. C’est aussi pour favoriser le débat contradictoire entre candidats.
En ce qui est des élections des sénateurs et gouverneurs, le communicateur de la formation politique du député national Delly Sesanga rappelle que cette élection a été marchandée.
Ils estiment que beaucoup siègent grâce à leurs billets verts au détriment de la pauvre population.
«Le scrutin des sénateurs doit revenir au choix du peuple souverain étant donné que en démocratie, le pouvoir est du peuple par le peuple et pour le peuple», a-t-il rappelé.
Le parti politique Envol avait lancé au mois de septembre dernier à Kisangani, la signature de la pétition en vue de solliciter la modification constitutionnelle.
Cette opération a été lancée également à Kinshasa où 20.000 signatures sont attendues. La signature de la pétition sera également lancée ce samedi 21 décembre 2019 à Lubumbashi. L’objectif est d’en récolter 100.000 sur l’entendue nationale conforment à l’article 118 de la constitution du 18 février 2006. Les articles intangibles ne font objet d’aucune révision.
Pompon BEYOKOBANA depuis Kisangani