La coopération gagnant-gagnant entre la Chine et la République Démocratique du Congo ne cesse d’attirer la jalousie auprès d’autres partenaires avec le Congo qui n’arrivent pas à répondre aux attentes. Trois américains notamment Mike Hammer, Peter Pham et Jason Stearn ont exposé à ciel ouvert leurs idées contre-productive pour la RDC cherchant à leur tirer vers le bas, mais aussi s’en prendre à d’autres partenaires, précisément la Chine, qui s’emploient pour le développement de ce deuxième pays le plus vaste d’Afrique.
Mike Hammer, un partenaire qui a déçu
S’en est bien le cas de l’ambassadeur américain accrédité en RD Congo Mike Hammer. Après avoir ramené auprès du Président de la République Félix Tshisekedi des investisseurs qui se sont volatilisés par la suite, l’amoureux du « poulet mayo » a douché les espoirs placé en lui par la population congolaise en déclarant que « Lorsque les gens me demandent pourquoi les investisseurs américains ne viennent pas en RDC, la réponse est simple : la corruption. Nos lois – notamment le Foreign Corrupt Practices Act – interdisent aux entreprises américaines de faire des affaires lorsqu’il y a de la corruption ». Cette réaction datant du 9 décembre 2021 a fait de lui un partenaire moins rassurant. Et bon nombre de médias congolais en ont évoqués.
Peter Pham partisan de la balkanisation de la RDC
Promoteur de la solution “ balkanisation de la RDC ” sous prétexte que ce pays est trop gros pour être bien gouverné, Peter Pham est venu, lui aussi, faire son numéro avec des investisseurs américains repartis sans donner le moindre signe de retour.

Comme pour distraire les Congolais, il a rejoint Mike Hammer dans sa drôle de “diplomatie” de dresser les Congolais contre les Chinois. On se souvient de la passe d’armes – via Twitter – qu’il a eue avec l’ambassadeur de Chine en RDC Zhu Jing dans la foulée du dossier Congo hold-Up. Remis à sa place, il s’est tu.
Jason Stearn s’en prend à Kinshasa et Pékin
À travers son document intitulé « Les exonérations douanières en RDC. Qui gagne ce que perd le Trésor public ? » du 20 janvier dernier, Jason Stearn s’est aussi lancé, comme ces deux compatriotes, à nuire la RDC mais aussi à salir son image et celle de son partenaire, la Chine.
En effet, Fondateur du Groupe d’Études Congo (GEC) rattaché à l’Université américaine de New York, Stearn s’est découvert plutôt un créneau qu’une vocation : présenter le Congo aux Congolais en relevant le côté cour du pays.

Grosse curiosité : alors qu’il soutient dans son mot d’introduction que GEC a été fondé en 2015 » afin de promouvoir une recherche rigoureuse et indépendante sur la violence qui affecte des millions » et que « cela nécessite une approche large « , alors qu’il soutient que » les racines de cette violence se trouvent dans une gouvernance prédatrice qui remonte à la période coloniale et qui relie les versants des collines du Kivu aux intrigues politiques et à la corruption à Kinshasa, ainsi que dans les capitales d’Europe, de Chine et d’Amérique du Nord « , alors qu’il affirme que ses recherches » visent à expliquer à un large public les interactions complexes entre la politique, la violence et l’économie politique au Congo « , voilà que GEC limite l’essentiel de sa production aux 20 dernières années de la gouvernance en RDC.
Constituent sa cible favorite les personnes physiques et morales qui gravitent autour de Joseph Kabila et de Félix Tshisekedi.
On en veut pour preuve le fait que, d’un côté, il déclare disposer de la liste complète des personnes impliquées dans les exonérations douanières et exemptions fiscales, liste selon ses termes obtenue des régies financières et de l’IGF qui, à l’en croire, refusent de les publier, de l’autre côté il en sélectionne quelques-unes appartenant, comme par le fait du hasard, aux camps de Kabila et de Tshisekedi.
Dans sa démarche, il trahit ses intentions en abordant la partie consacrée aux exploitants miniers. Ce paragraphe en dit long : » Ce rapport ne porte que sur deux catégories d’exonérations. Nous n’avons pas eu accès aux données sur ce qui est de loin la plus grande catégorie : “ les exonérations prévues par le code minier. Ces dernières se sont élevées à 2,8 milliards de dollars américains entre 2011 et 2020 ”.
Comment peut-on déclaré n’avoir pas eu accès aux données chiffrées et avancer directement celles-ci sans en indiquer la source et les sources !
On n’a pas besoin d’un dessin pour identifier la cible. Sa retenue n’a qu’une explication : la peur d’une action en justice qui rejaillirait sur ses parrains.
Comme le diable est toujours dans les détails, GEC, qui n’évoque pas dans sa note de présentation les Etats d’Europe et d’Amérique impliqués dans la crise congolaise, en identifie clairement un et l’affiche publiquement : la Chine !
Pire, il indexe Kinshasa qui, avec ses intrigues politiques et sa corruption, affecte “ les versants des collines du Kivu”. Or, l’opposé du versant étant l’adret, on devine la position extra-kivutienne des adrets. On est dans le Plan Peter Pham.
Pas de RDC développée, son partenaire la Chine en paie le prix
Comme nous l’évoquions, ces trois acteurs américains notamment Mike Hammer qui utilise le stratagème des investisseurs annoncés qui ne viendront peut-être jamais tant que la RDC restera debout ; Peter Pham qui continue de rationaliser son plan de balkanisation de la RDC et Jason Stearn qui s’emploie, lui, à confirmer la thèse de l’incapacité des Congolais de gouverner leur pays aux plans politique, sécuritaire, économique, voire fiscal, prouve à suffisance que ces trois personnalités américaines ont des actions ciblées pour déstabiliser la RD Congo dans son élan de développement et par ricochet, se dresser systématiquement contre son partenaire étranger qui n’est autre que la Chine, unique partenaire extérieur dont les investissements dans les infrastructures de base et dans l’exploitation industrielle sont des preuves éloquentes d’une coopération fondée sur le concept » gagnant-gagnant « et unique partenaire ayant marqué officiellement sa disponibilité à accompagner le Gouvernement dans la réalisation du » Programme de Développement Local des 145 Territoires ».
Parlant du développement de 145 territoire locaux, l’ambassadeur chinois en RD Congo Zhu Jing a rassuré le premier ministre Sama Lukonde le 21 janvier dernier sur l’implication de la Chine, fixant les domaines d’interventions, notamment la santé publique, l’agriculture, la promotion des investissements et le commerce.
Le même jour, l’ambassadeur américain Mike Hammer qui a été reçu par le Premier Ministre, a osé parler investissements américains pendant qu’il en a déjà exclu la possibilité pour cause d’une corruption chaque fois évoquée, mais jamais prouvée. De quoi montrer leur implication à mettre les crocs-en-jambe à la Chine.
Ce qui est certain, les Congolais devront comptabiliser pendant les moments durs ceux qui leur veulent du bien ou du mal. Au vu des faits et gestes mené jusqu’ici, Mike Hammer, Peter Pham et Jason Stearn ne seront pas en mesure de prouver quoi que ce soit, car, ayant causé du tort à un pays que Washington présente comme « stratégique pour ses intérêts en Afrique…»
Theo Liko
