Le président de la République Félix Tshisekedi s’est adressé vendredi 23 octobre 2020 à la nation congolaise, un discours sur fond d’une nouvelle tension entre sa coalition, le Cap pour le changement, et celle de son prédécesseur joseph Kabila. Toute la journée, la question était au cœur du débat. Que devrait dire le chef de l’Etat, pas de surprise. Le président de la République n’a ni annoncé la fin de sa coalition avec le Front commun pour le Congo, ni la dissolution du Parlement, ou encore moins la démission du gouvernement. Felix Tshisekedi a annoncé par contre le début d’une série de consultations des acteurs politiques et sociaux du pays dans le but de créer une union sacrée de la nation .
Pour y arriver ,Félix Tshisekedi, pourrait compter selon des sources proches à la présidence, des forces politiques du pays le plus représentatifs pour se coaliser pour une nouvelle reconfiguration sur l’arène politique. Dans cet angle, le journaliste Bujakera soutient également sur sa page Twitter que sur la liste, des personnalités à rencontrer figurent entre autres le révérend André BOKUNDOA président de l’ECC, Cardinal Fridolin AMBONGO , le Simon KIMBANGU KIANGANI ,Dodo KAMBA ,Cheikh ABDALA pour le compte des confessions religieuses ainsi que les leaders de la Coalition Lamuka, Adolphe MUZITO, Jean Pierre BEMBA , Martin FAYULU, Moïse KATUMBI.
Par ailleurs, les mouvements citoyens feront également parti de la liste des hôtes de Félix Tshisekedi, la LUCHA, le Congolais débout, FILIMBI.
Pendant ce temps, ce discours continue de susciter plusieurs réactions dans la classe politique. Pour certains membres du FCC, le discours est « décevant et non Conciliant », Ferdinand Kambere secrétaire permanent adjoint du PPRD a indiqué sur Top Congo Fm que Félix Tshisekedi devrait rassurer tout le monde qu’il allait surseoir la prestation de serments des juges constitutionnels à la base des dissuasions ce trois derniers mois. Pour lui, Ce serment est nul et de nul effet », « C’est un non-événement. Le président de la République aurait dû organiser cette cérémonie dans son bureau ». Ferdinand Kambere dénonce « la violation du siège du Parlement.
Pour sa part, Seth Kikuni pense que « Le discours n’était rien d’autre que le plan Lamuka réactivé. Un retour à la case de départ. Il faut donner du crédit à Martin Fayulu. Le FCC d’abord avait-il dit. Après 2 ans, on va tout (re)faire. », Rappelle l’ex candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018.
Non obstat, Ce bras de fer autour de la Cour constitutionnelle démontre les dissensions profondes entre les deux familles qui se partagent le pouvoir .Durant son discours de moins de dix minutes, Felix Tshisekedi a joué à l’apaisement mais restant sur un ton ferme. Visiblement, des visites de diplomates auprès de lui, selon certaines sources ont changé de donne pour que le président de la République au départ déterminé à rompre avec la coalition FCC-CACH puisse fléchir et s’appesantir sur la primauté de ses prérogatives constitutionnelles en lieu et place des accords politiques.
Patrick Félix ABELY
