L’Union pour la démocratie et le Progrès Social (UDPS) sort de son silence et se prononce officiellement pour la toute première fois sur l’arrestation du conseiller principal de Félix Tshisekedi en matière de sécurité, François Beya par l’agence nationale des renseignements depuis le 05 février 2022.
Au cours d’une conférence de presse organisée le dimanche 13 février, le parti présidentiel via son secrétaire général, Augustin Kabuya condamne cette tentative de coup d’état orchestré selon lui, par un proche de l’ancien président de la République sans le citer nommément, qui « s’était permis d’encourager le mode d’accéder au pouvoir par la violence ».
« C’est avec regret que j’aborde cette question. L’opinion a suivi la semaine dernière. Un proche d’un président de la République honoraire s’était permis d’encourager le mode d’accéder au pouvoir par la violence. C’est quelque chose que notre peuple a banni depuis l’accord de Sun City », a déclaré Augustin Kabuya.
Il a, à cette occasion rappelé que l’UDPS s’est battue pendant 37 ans, et sa méthode de lutte, c’est la non-violence. Il appelle ceux qui critiquent son parti à attendre 2023 au lieu de faire recours à la violence.
« Aujourd’hui, l’UDPS n’acceptera jamais qu’un groupe d’individus puissent accéder au pouvoir par la violence. Ceux qui critiquent l’UDPS matin et soir devraient attendre que le peuple apporte sa sanction en 2023. Ces mêmes personnes réfléchissent comment elles peuvent recourir à la violence pour accéder au pouvoir. La constitution ne donne pas cette opportunité. Nous condamnons », a-t-il renchéri.
Pour rappel, Kikaya Bin Karubi ancien conseiller diplomatique et proche collaborateur de l’ancien président de la République Démocratique du Congo Joseph Kabila Kabange avait souligné il y a plus d’une semaine dans un message publié sur son compte Twitter qu’il avait supprimé plus tard, que la RDC n’échappera pas à la vague des coups d’État qui souffle ces derniers temps en Afrique.
Rappelons également que François Beya conseiller spécial de l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est toujours détenu dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements à Kinshasa. Il est soupçonné d’avoir participé à des réunions secrètes pouvant mettre en mal la sûreté nationale. Les enquêtes sur ce dossier ce poursuivent.
Jean-Paul Tshimanga
