dimanche, 16 novembre 2025

Les derniers développements de la vie politique en République Démocratique du Congo laissent perplexes plusieurs observateurs de ce grand pays d’Afrique centrale. C’est notamment avec la condamnation par la justice de certains acteurs politiques du camp opposé au Président actuel Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour leurs opinions.

Si certains saluent ces décisions judiciaires et n’hésitent pas à mettre cela parmi les actifs de l’État de droit dont le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en a fait son cheval de bataille depuis son arrivée au pouvoir, d’autres par contre, en voient une sorte de retour aux vielles méthodes consistant à faire taire les adversaires politiques.

C’est dans ce cadre que l’activiste de l’activiste des droits de l’homme et Président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) a rendu public une nouvelle réflexion ce lundi 30 novembre, et parvenue à election-net.com, dans sa rubrique « Pages d’opinions libres de Me Jean-Claude Katende ».

A lire aussi

Dans cette énième opinion intitulée « le pouvoir est une roue qui tourne…« , il fait le constat selon lequel, « du Président Mobutu au Président Félix Tshisekedi, ceux qui sont au pouvoir se comportent comme s’ils vont y rester éternellement. Alors que la réalité est qu’un jour, ils seront obligés de partir par ce que le pouvoir est une roue qui tourne ».

En outre, il rappelle que « ce qui est aussi vrai est que Félix Tshisekedi partira aussi un jour. Conformément aux articles 70 et 220 de notre Constitution, nul ne peut exercer plus de deux mandats en tant que Président de la République. Ces deux articles nous indiquent clairement qu’en République Démocratique du Congo, le pouvoir est une véritable roue qui tourne », écrit-il.

C’est ainsi qu’il interpelle les actuels dirigeants du pays et ceux qui s’organisent à conquérir le pouvoir de se comporter pendant leur règne en démocrates.

« Un État démocratique est une garantie de protection pour tous. Il protège ceux qui sont au pouvoir, ceux qui le quittent, ceux qui sont dans l’opposition et tous les concitoyens. Si ceux qui sont au pouvoir contribuent par leurs actes à construire un État voyou, celui-ci finira par se retourner contre eux un jour ou un autre. S’ils s’opposent à tout exercice des libertés publiques sous leur règne, ils finiront par subir la même loi injuste quand ils ne seront pas au pouvoir« , explique-t-il.

Et de poursuivre : »Les membres du FCC, aujourd’hui, sur la question des manifestations pacifiques, ils sont en train de subir les interdictions injustes qu’ils ont pratiquées durant tout règne de l’ancien Président Joseph KABILA. Pour quoi se plaignent-ils quand leurs manifestations pacifiques sont interdites ou réprimées injustement sous l’actuel régime ? Ce qu’un homme aura semé, c’est ce qu’il va récolter, dit-on« , soutient-il.

En revanche, il souligne que « si ceux qui sont au pouvoir utilisent la justice pour régler des comptes à leurs adversaires politiques ou sociaux, ils subiront la même chose quand ils ne seront plus au pouvoir ;sauf si un vrai démocrate arrive au pouvoir« .

Face à la situation que traverse le pays, il appelle le Président Félix Tshisekedi et son administration à tenir compte de cette vérité : le pouvoir est une roue qui tourne. Il les encourage également à se départir de tout acte de nature à fragiliser la construction d’une véritable démocratie en République Démocratique du Congo.

« On ne veut pas de règlement des comptes sous quelles que formes que ce soit ;
On ne veut pas de l’impunité des proches de ceux qui sont au pouvoir,
On ne veut pas des arrestations arbitraires des congolais ;
On ne veut pas de la dilapidation des fonds publics ;
On ne veut pas de services de sécurité qui violent les droits humains ;
On ne veut pas de la violation de la Constitution ;
On ne veut pas des injustices sociales sous quelles que formes que ce soit ;
On ne veut pas que l’Est du pays soit abandonné aux mains des groupes rebelles ou aux mains des Etats voisins. Il est clair qu’il n’est pas bon de reprendre des stratégies qui ont échoué sous l’administration de l’ancien Président Joseph KABILA
« , lance au camp de l’actuel régime du pays, cet activiste accusé par certains Congolais d’être à tord ou à raison d’être son défenseur.

Il chute en écrivant aux dirigeants actuels de la République : « Ne perdez pas de vue que vous gérez le pays pour un temps et que vous partirez un jour. Construisez avec nous un Etat capable de vous protéger, de protéger vos adversaires politiques et de protéger tous les citoyens. N’oubliez jamais que le pouvoir est une roue qui tourne et tournera toujours« .

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac

Share.

Comments are closed.

TRADUCTION »