« (…) Face aux vicissitudes politiques et langagières de ce moment, rassurez-vous, Excellence Président de la République, nous allons demeurer apolitique. Notre mission est la protection du chef de l’État, la population ainsi que leurs biens et l’intégrité du territoire national (…) », voilà qui semble modifier le rapport des forces entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi à quelques jours de la très attendue allocution post consultations du second censée faire le lit à « l’Union sacrée » pour la République afin de juguler la crise entre le Front Commun pour le Congo et le Cap pour le Changement dont l’ancien et l’actuel président de la République Démocratique du Congo sont chefs de fil.
Aucours de cette réunion de plusieurs heures sous la présidence du chef de l’État, les 70 officiers des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC ainsi que les 65 de la Police Nationale Congolaise, PNC tenue mardi au Palais présidentiel, il aurait été question pour Félix Tshisekedi de s’assurer de la loyauté des hommes en uniforme dont la plupart est réputée proche de son prédécesseur Joseph Kabila.
Cette déclaration de soutien intervenue à moins de 48 heures de celle du FCC qui a appelé les forces de défense et de sécurité à la vigilance face aux tensions persistantes au sein de la coalition FCC-CACH était-elle de nature à couper la paille aux pieds de kabilistes ? Rien n’est moins sûr en dépit de la certitude que cela est de nature à plomber le moral des piliers des anciens régimes dont on soupçonne d’être à la manœuvre pour tenter d’impliquer la PNC et les FCC dans cette guéguerre politique.
Face à cette situation, sur quel pied danser pour les protagonistes qui semblent s’être engagés dans une véritable guerre de Communication pour se dissuader ? La question reste posée.
José-Junior Owawa
