Les infirmiers de la RDC, République Démocratique du Congo préparent une grève sèche de trois jours pour protester contre le viol des infirmières pendant les heures de service au centre de santé Révolution dans la commune de Kisenso à Kinshasa. L’annonce a été faite par Joseph Kibangula, membre du syndicat Union Nationale des Infirmiers du Congo, UNIC ce mercredi 16 septembre 2020 lors de son intervention sur la radio Kinoise Top Congo FM.
« Nous allons entrer dans le mouvement de revendication pour que l’honneur de l’infirmier et de l’infirmière soit rétabli », a-t-il lancé.
À en croire Célestin Mbala, un autre membre du syndicat UNIC, « les deux jeunes infirmières qui ont été violées, n’ont ni prime, ni salaire pendant plusieurs années qu’elles ont œuvré dans les structures de l’État ».
Pour sa part, le Vice-président de l’Ordre national des infirmiers du Congo, Anny Lutete fustige, elle, « l’irresponsabilité » des dirigeants du centre médical Révolution de Kisenso.
« Ce sont des menaces qui datent. Ils n’ont pas pris des précautions pour sécuriser les prestataires », estime-t-elle.
Le procès en flagrance pour viol s’est tenu au Tribunal de grande instance de Kinshasa-Matete siégeant en chambre foraine qui a condamné, mardi 15 Mars 2020, à 20 ans de servitude pénale et arrestation immédiate de 3 sur les 8 prévenus déférés devant sa juridiction pour vol, extorsion et viol. 3 autres prévenus, assimilés aux mineurs, devront être déférés devant leur juge naturel.
Pompon BEYOKOBANA
