Après que le premier ministre, Sylvestre Ilunkamba aie récusé le bureau d’âges, plusieurs réactions n’ont pas tardé notamment celle de Georges Kasongo Mwalimu, un analyste politique. Il affirme que le bureau d’âge n’a « ni mandat, ni qualité de faire le contrôle parlementaire, c’est-à-dire le contrôle de l’exécutif dans la mesure où il est un protocole qui est là pour installer les bureaux définitifs de l’assemblée nationale et pour assurer la transition entre les bureaux ».
Après le déroulement des élections, poursuit-il, « c’est le secrétaire général de l’administration centrale de l’Assemblée nationale qui inaugure la première séance de l’Assemblée nationale. Ensuite, on identifie les députés, on prend le doyen d’âges et les deux benjamins de l’Assemblée nationale qui constituent le bureau d’âges. Ce bureau a pour mandat ajoute-t-il, « d’élaborer le règlement d’ordre intérieur et enfin d’installer le bureau définitif « .
Nous sommes dans un pays où existe la théorie d’éternel recommencement
« Par jurisprudence, nous l’avons constatée au temps de Vital Kamerhe, il avait démissionné et lui-même avait organisé les élections de Boshab. Normalement vu que le bureau Mabunda était déchu, il aurait fallu qu’on attende que le même bureau puisse installer le nouveau bureau. Comme nous sommes dans un pays où il y a une théorie d’éternel recommencement, on veut toujours tout reprendre à zéro chaque jour. On a opté pour l’installation du bureau d’âge mais normalement, il n’avait pas qualité. Il avait juste besoin de voir comment le vote devait s’effectuer.
Tout le monde veut appliquer sa propre volonté dans ce pays
Le bureau d’âge n’a pas qualité de faire le contrôle de l’exécutif, il s’arroge de pouvoir extravagant. Il n’a pas mandat de censurer le gouvernement. Ce qu’il fait à présent est une usurpation de fonction et de qualité. Organiser les élections du bureau définitif de l’Assemblée nationale suffit pour le bureau d’âge. Au moment où le règlement d’ordre intérieur le défini, tout le monde cherche à agir selon sa propre volonté, sa propre conscience, c’est le défaut de ce pays. Les textes doivent normalement agir, on doit se laisser guidé par les textes et les lois qui régissent la République.
« Le premier ministre n’a pas besoin de se présenter devant ce bureau qui n’a ni qualité ni mandat. Ce bureau n’a pas qualité de contrôler l’exécutif, il s’arroge des larges pouvoirs », a-t-il chuté.
Bénédicte Matondo
