Le débat est lancé dans la classe politique après le voeu du président Felix Tshisekedi de dissoudre l’Assemblée Nationale en cas d’une crise entre le gouvernement et l’Assemblée Nationale. Dans la foulée, attaques,contre-attaques, beaucoup se sont montré enseignants du droit constitutionnel surtout les chefs des institutions pour donner une leçon de constitution à l’actuel chef de l’Etat après son adresse de Londres à la diaspora congolaise.
« Les gens qui sont dans les institutions ne doivent pas ignorer qu’ils sont tenus au devoir de réserve pour critiquer celui qui exerce les plus hautes fonctions de l’Etat ». C’est en ces termes que le président du CNSA, Joseph Olenghankoy, a réagi hier mardi 21 janvier au réquisitoire de la speaker de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, contre l’éventualité de la dissolution de la Représentation nationale évoquée par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
S’exprimant devant la presse hier au siège du CNSA, Joseph Olenghakoyi s’est adressé à l’élite politique pour que chacun cerne et mesure ce qui est essentiel pour l’intérêt du pays.
Il n’a pas digéré les critiques de la présidente de l’Assemblée nationale contre les propos du chef de l’Etat, du reste garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions.
Pour le président du CNSA, il n’y a personne qui a déjà assumé les hautes fonctions de Président de la République pour corriger un chef de l’Etat en exercice, hormis le président honoraire, Joseph Kabila.
Olenghankoy estime que la République Démocratique du Congo a une chance formidable d’avoir un ancien président de la République consulté régulièrement par son successeur.
« Qu’est-ce qui a été de trop qui n’a jamais été entendu dans les déclarations du chef de l’Etat à Londres », s’est interrogé l’ex-enfant terrible de l’Union Sacrée. Celui-ci fustige le fait que tout le monde devient juriste pour interpréter la pensée du Chef de l’Etat vidant ainsi la Cour Constitutionnelle de toute sa substance.
Le président du CNSA trouve inimaginable que les députés provinciaux, députés nationaux et même certains animateurs des institutions se lancent, sans réserves, dans les critiques sur les propos du Président de la République.
« Si personne ne sait plus mesurer ce qu’il doit dire et savoir à qui il s’adresse, nous serons dans la jungle », poursuit-il.
Concernant l’affaire de la population Banyamulenge, Joseph Olenghankoy s’étonne que la position du chef de l’Etat provoque inutilement une vive polémique. Le président du CNSA a fait remarquer que le président de la République a démontré de manière claire, que les Banyamulenge sont bel et bien des congolais d’expression rwandophone.
La rédaction