Prévues pour le 06 avril prochain, les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs dans 14 provinces de la République Démocratique du Congo, n’auront plus lieu. Elles sont renvoyées au 6 mai prochain, annonce la centrale électorale ce mercredi 23 février.
Si à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) on évoque le problème de décaissement des fonds à la banque centrale et la question d’inclusivité, les acteurs politiques, quant à eux, pointent du doigt accusateur l’Union pour la démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti présidentiel avec 5 candidats gouverneurs et l’AFDC du sénateur Bahati Lukwebo, avec 6 candidats gouverneurs, se sont accaparés d’une grosse part. Et ce, au détriment de leurs alliés de l’Union sacrée.
« Cette répartition ne rencontre pas la vraie réalité sur le terrain. Attendez-vous à des surprises », prévient le député national de l’USN, Guy Mafuta, de la Mosaïque PPRD qui n’a qu’un vice-gouverneur.
Du côté d’Ensemble de Moïse Katumbi qui n’a qu’un candidat vice-gouverneur, c’est le même regret.
« Nous regrettons que le poids politique ne soit pas encore une fois respecté », affirme Francis Kalombo, avant d’ajouter : « Nous ne sommes pas dans l’Union sacrée pour des postes ».
Lucien Busa quant à lui déclare que lui et son Parti ne se reconnaissent pas dans cette liste des candidats proposée par l’Union sucrée où il est membre.
Acculé de partout, le SG de l’AFDC estime que le parti de Bahati Lukwebo « est respectueux des principes ».
« Si malaise il y a, il serait mieux de saisir les dirigeants de l’Union sacrée », réagit Philippe Undji.
Et Peter Kazadi de l’UDPS de conclure qu’aucune liste n’est définitive. Avant d’annoncer qu’une réunion sera convoquée pour harmoniser les vues.
Le malaise au sein de l’Union sacrée, serait-il donc la vraie cause qui a poussé Kadima et son équipe à repousser les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs ? Oui, réagissent les politiciens et surtout ceux lésés de l’Union sacrée.
Rédaction
