Dans sa Décision CNDH n°011/CAB/PRES/MMM/DIRCAB/09/2020 du 16 septembre 2020, parvenue à election-net.com ce 24 septembre 2020, le Président de la Commission Nationale des Droits de l’homme, Mwamba Mushikonke Mwamus, décide de se débarrasser de deux membres de son cabinet.
Il s’agit de Umba Kasongo Ivon et Upelele Lonkenga Raphaël respectivement Chef de cabinet et conseiller chargé des droits sociaux et culturels et Chef de cabinet et conseiller chargé des droits politiques au cabinet du Président de la CNDH.
Il sont reprochés d’avoir commis des actes constitutifs de faute lourde ci-après :
- non observance des instructions et consignes particulières de travail ;
- violation du code de bonne conduite de l’agent public de l’État.
Réagissant à cette décision sur les ondes de la radio Oméga émettant à Kindu chef-lieu de la province du Maniema, l’un de deux révoqués, Upelele Lonkenga Raphaël, qui évoluait dans la coordination de cette Province de l’Est de la RDC, où il a eu à occuper les fonctions de Coordonnateur Provincial, avant sa nomination au cabinet du Président de cette institution d’appui à la Démocratie, confirme sa révocation.
En sus, il explique que sa révocation est plutôt liée à son refus de rejoindre son nouveau poste à Kinshasa.
Par ailleurs, il dément les rumeurs qui circulent dans la ville de Kindu, selon lesquelles, sa révocation est dite à sa prise de position sur l’épineux dossier de la motion de défiance contre le Gouverneur du Maniema.
Par contre, il regrette que cette décision soit prise dans l’irrégularité, sans préciser laquelle.
« Je viens d’être informé comme vous de cette décision là, et c’est ce qui est regrettable pour une structure qui se dit des droits de l’homme. Mais ce n’est pas vraiment pour moi une surprise, je savais bien, parce qu’après avoir interrogé ma base, notamment la population du Maniema, beaucoup d’entre elle ne voulaient pas que je puisse rejoindre le nouveau poste à Kinshasa. Je suis la sentinelle du temple, je me sentais très mal à l’aise d’être en même temps juge et partie, en même temps acteur étatique et acteur de la Société Civile, les normes éthiques et déontologiques de la Société Civile contrastent un tout petit peu avec les normes d’un agent public de l’État. C’est comme ça que je me sentais mal à l’aise, j’ai même perdu ma notoriété », a-t-il lâché.
Pour lui, cette décision vient l’affranchir.
« Aujourd’hui je me sens à l’aise, je suis affranchis, je me sens comme un poisson dans l’eau, je rentre dans mon environnement naturel, au lieu d’être juge et partie, comme une chauve-souris qui n’est pas ni l’oiseau ni reptile, je me sens aujourd’hui affranchis même si la procédure n’a pas été respectée », a-t-il conclu.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu
