dimanche, 16 novembre 2025

Le prix Nobel de la paix 2018, Docteur Denis Mukwege et les forces vives de la société civile du Sud-Kivu exigent la création d’un tribunal pénal international et la mise en œuvre effective des recommandations issues du rapport Mapping concernant les violations commises en République démocratique du Congo.

Ce jeudi 01 octobre 2020 lors d’une marche pacifique organisée dans la ville de Bukavu au Sud Kivu, des centaines de femmes souhaitent voir la création d’un Tribunal International pour la RDC.

Les manifestants, dans leur mémorandum estiment que ces violations commises sur le territoire de la République démocratique du Congo depuis 1993 jusqu’en 2003 et qui demeure sans suite, méritent une justice  »équitable »

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 »les massacres et les atrocités de masse, y compris les violences sexuelles liées aux conflits, se poursuivent au quotidien dans un climat prévalant d’impunité, notamment car certains de ceux qui devraient en répondre occupent de hautes fonctions au sein des institutions et des forces de sécurité et de défense et d’autres circulent librement dans des pays étrangers… »

Les signataires dudit mémorandum se dit convaincu qu’il y’aura ni sécurité ni développement durable en République Démocratique du Congo et dans la région des grands lacs sans respect des droits humains et sans le recours à une justice  »indépendante et impartiale garantissant aux victimes leurs droits à la justice, à la vérité et aux réparations »

Ils demandent cependant au secrétaire général des nations unies de
• s’assurer que ces mécanismes judiciaires indépendant et impartiaux, une fois établis, aient accès à la base de données du haut commissariat, actuellement strictement confidentielle, identifiant les présumés auteurs des 617 incidents violent documentés dans le rapport du projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre 1993 et juin 2003 sur le territoire de la RDC;
•d’assurer la participation effective des victimes, y compris des survivants de violences sexuelles, à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des mesures de justice qui les concernent directement dans l’esprit de la résolution 1325 du conseil de sécurité et de l’agenda femme, paix et sécurité ;…

La marche est partie de la place Munzihirwa à Nyawera jusqu’au gouvernorat de province où deux mémorandums ont été déposés entre les mains du gouverneur, l’un adressé au secrétaire général des nations unies et au président de la République démocratique du Congo.

Le plus attendu de la marche, le Docteur Denis Mukwege ne s’est pas présenté tel que prévu lors de la dite la marche.

Héritier Bashige depuis Bukavu

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