La Haute Cour militaire a, au cours de l’audience de mercredi 19 janvier, rejeté la demande de la partie civile de voir l’ancien président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, comparaître dans le procès du meurtre de l’activiste des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, son chauffeur.
Réagissant à ce refus de la haute cour, Maître Richard Bondo, coordonnateur des avocats de la partie civile estime que la haute cour n’a pas encore rendu son arrêt. Il s’agit là plutôt de l’opinion du président de la chambre.
« Le président de la chambre a dit que c’est lui seul, ce n’est pas la Haute Cour. Il a même précisé que ce n’était pas un arrêt avant dire droit. Quand une affaire est prise en délibéré, on s’attend à une décision judiciaire qu’on appelle un arrêt. Aujourd’hui nous venons d’assister à une opinion du président comme s’il dirigeait le débat, alors qu’on venait pour recevoir un arrêt avant dire droit. N’ayant pas répondu à notre requête, nous pensons que le président de la Haute Cour militaire a méconnu la collégialité de sa chambre et a posé un acte qu’on ne peut pas qualifier d’arrêt », a-t-il fait savoir.
Maître Richard Bondo promet de relancer ce débat lors de l’audience prévue le 26 janvier 2022.
« Nous allons venir pour poser un acte de procédure qui va permettre à la Haute Cour de rendre un arrêt. Le président n’est pas la Haute Cour. C’est ça, retenez que le président seul exprime ses opinions qui ne sont pas les décisions de justice », martèle-t-il.
Joël Mesa Nzuzi
