Ouganda: Yoweri Museveni dos au mur, la Chine saisit l’aéroport international d’Entebbe (Vidéo)
La République populaire de la Chine a saisi ce weekend l’aéroport international d’Entebbe, le seul plus grand de l’Ouganda pour des raisons financières.
En effet, l’Ouganda devrait plus de 200 millions USD à Exim Bank de la Chine, mais le pays de Yoweri Kaguta Museveni n’a pas pu. Une dette qui a coûté la saisine de son seul aéroport international.
« Ce litige est né des conditionnalités d’un prêt contracté auprès de la banque Chinoise et adossé à l’aéroport ougandais », indique la télévision africanews.
Et le média financialafrik.com d’ajouter: « cet accord stipule qu’en cas de non-remboursement, l’aéroport international d’Entebbe et d’autres actifs ougandais seront saisis. Et par conséquent, tous les actifs mentionnés en garanties dans l’accord de prêt seraient repris par des prêteurs chinois lors d’un arbitrage de prêt si le gouvernement ougandais ne respectait pas son engagement ».
Le gouvernement ougandais, représenté à l’époque par le ministère des Finances et l’Autorité de l’aviation civile, avait signé le 17 novembre 2015 un accord avec l’Export-Import Bank of China (Exim Bank) pour un emprunt de 207 millions de dollars à 2% de taux de décaissement, d’une durée de 20 ans, dont sept ans d’amortissement différé, révèle financialafrik.com.
« Selon le contrat, l’Ouganda avait pratiquement « cédé » son aéroport le plus important à la Chine en levant l’immunité internationale dans les accords qu’il avait signés pour garantir les prêts, exposant ainsi l’aéroport international d’Entebbe à la prise de contrôle, sans protection internationale »..
Notez que le président Yoweri Museveni avait dépêché une délégation à Pékin dans l’espoir de renégocier les clauses du contrat, mais en vain, indique la même source qui révèle que « l’Ouganda semble ne pas être le seul pays dans cette situation. D’autres pays africains sont en ligne de mire ».
Liévin LUZOLO

Un commentaire
C’est un danger alors pour des pays africains. Qui paie ses dettes s’enrichit, dit-on.