dimanche, 16 novembre 2025

Le phénomène kidnapping a atteint une ampleur plus inquiétante dans plusieurs contrée du Nord-Kivu. Il reste le moyen principal qui favorise le financement des groupes armés, locaux, nationaux et étrangers actifs à l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans certains territoires au Nord-Kivu, il ne se passe pas une semaine sans qu’un cas de kidnapping ne soit signalé d’où la nécessité et l’urgence des décideurs politiques d’imposer l’autorité de l’État dans ces zones et traquer tous ces groupes qui endeuillent, et appauvrissent plus d’une famille.

Dans le village Buramba, quartier Pamba, un village situé à 2 km sud de l’agglomération Nyamilima groupement de Binza en Territoire de Rutshuru, une dame au nom de grâce Zirimwangabo 62 ans et son fils au nom de Byamungu Grâce, tous habitants du coin ont été victimes du Kidnapping depuis jeudi 11 mars 2021 et libérés le lundi après payement d’une rançon.

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Selon Mbusa Mukanda un des notables de Rutshuru qui a livré cette information à Election-net.com le mardi 16 mars 2021, ces deux personnes ont été kidnappées par les présumés rebelles FDLR alors qu’elles exerçaient les travaux champêtres à Kiseguro.

 »Les bourreaux sont les présumés FDLR et ont exigé en premier lieu 1000$ et enfin de compte la famille a réussi à réunir 400$, c’est hier lundi que les deux citoyens sont libres sauf sous peine de payer encore 50$ car les bourreaux ont fait écrire à ceux_ci une décharge de 50$, ils ne sont pas autorisés à accéder à leur champ avant le payement de la dite somme restante », a-t-il renseigné à Election-net.com

Un kidnapping qui résulte de la passivité des décideurs

La plupart des agglomérations comme Kiseguro, Katwiguro, Nyabanira, Kasave, Mulembwe, Busesa, Nyamitwitwi, Nyamuragiza, Gitwa, Mbimbi, Kihito, Nyarubugo, en territoire de Rutshuru, sont des zones où les éléments FDLR et d’autres groupes armés opèrent sans quiétude et continuent à faire payer des taxes à part le fait de rançonner la population avant la libération d’un otage.

 »[…], ces rebelles exigent à nos paisibles citoyens agriculteurs de travaux forcés, ils pillent leurs biens, on dirait l’esclavagisme pourtant le groupement de BINZA est une agglomération frontalière avec l’Ouganda et la douane d’ishasha et le poste frontalier de Bunagana sont des postes qui font entrer dans notre trésor public beaucoup d’argent », a-t-il indiqué

Enfin, il a fait savoir que la traque des groupes négatifs, devait être une priorité des priorités, car selon lui, il est difficile de développer le groupement de BINZA avec l’insécurité grandissante qui y règne actuellement. Tout en demandant au gouvernement provincial de coopérer avec les réseaux de télécommunication pour dénicher les kidnappeurs et leurs proches.

Prince Bagheni à Goma

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