La société civile forces vives du Nord-Kivu a, au cours d’un point de presse tenu à Goma ce samedi 27 mars 2021 invité les députés provinciaux et autres notables de la province à s’abstenir de lancer des messages appelant la population à la désobéissance fiscale.
John Banyene Balingene président de cette structure citoyenne, a rappelé que la réussite de la guerre à laquelle fait face toute la république et particulièrement au Nord-Kivu, nécessite les moyens logistiques et financiers qui proviennent des contribuables.
Cependant, ce responsable de la société civile au Nord-Kivu est revenu sur les propos du député provincial Promesse Matofali qui disait que ‘si le gouvernement ne met pas fin aux massacres de Beni endéans un mois, la population se donne le droit de ne plus payer les impôts, taxes et redevances de la province et du gouvernement central », message qui n’a pas rencontré l’assentiment de la société civile.
Ainsi, John Banyene Balingene a souligné que le député précité devait plutôt orienter sa base en la réarmant moralement sur l’impérieuse nécessité de la conjugaison des efforts entre gouvernants et gouvernés. Et ce, pour résorber l’insécurité qui fait rage sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu.
»La désobéissance fiscale est un signe de crise de confiance entre la population et ses dirigeants, d’où le questionnement, si la confiance sera ébranlée entre dirigeants et la population comment tous deux feront-ils front commun contre les problèmes et défis collectifs ? », s’est questionné John Banyene Balingene.
Enfin, la société civile forces vives du Nord-Kivu a estimé que cette annonce de la désobéissance fiscale pourrait sonner le début de l’inexistence de l’État en province du Nord-Kivu et tous les efforts déjà entrepris par toutes les parties, pourront être battus en moule. Tout en rappelant que la province du Nord-Kivu sert actuellement de modèle de par son organisation politique, sociale et économique à travers toute la RDC en dépit de toutes les difficultés qu’elle connaît et dont la première est l’insécurité.
Prince Bagheni, à Goma
