Les réactions fusent de tous les côtés sur la condamnation à perpétuité du chef rebelle Ntabo Ntaberi Sheka et consorts par la justice militaire congolaise pour crimes de guerre par meurtres, viols, esclave sexuel, enrôlement d’enfants, pillage, destruction de biens et atteinte à l’intégrité physique. Après la cheffe de la monusco Leila Zerrougui qui a salué cette condamnation, c’est le tour du prix Nobel de la paix 2018 qui, dans un message sur sa page Twitter a souligné que cette condamnation est un pas en avant dans la lutte contre l’impunité.
Par ailleurs, il a estimé que pour mettre fin au cercle vicieux de la violence, il faut mettre en œuvre une stratégie nationale holistique de justice transitoire.
En rappel, Ntabo Ntaberi Sheka ancien chef du groupe armé Nduma Defense of Congo (NDC) et ses co-accusés, ont été condamnés par la justice militaire congolaise pour les crimes graves commis contre les civils, notamment des femmes et des enfants entre 2007 et 2017 dans le Territoire de walikale au Nord-Kivu.
Prince Bagheni, à Goma
