Dans une déclaration parvenue à Election-net.com ce mardi 15 février 2022, les députés provinciaux du Nord-Kivu ont avancé certaines recommandations au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, sur l’état de siège décrété dans cette partie du territoire national depuis le 6 mai 2021.
Ces élus provinciaux demandent au chef de l’État de lever l’état de siège et éventuellement migrer vers un état d’urgence sécuritaire en conformité avec le programme Jean Michel Sama Lukonde pour une durée bien déterminée, des objectifs essentiellement de paix et de sécurité avec des indicateurs bien définis.
Ceux-ci appellent le Chef de l’État de doter les forces armées de la République d’unelogistique conséquente et des moyens importants à la hauteur des actions à mener dans le cadre des opérations militaires de routine.
En outre, les élus du Nord-Kivu plaide pour qu’il soit opérationnel sans plus tarder, le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilité (P-DDRCS) dans les entités non couvertes par les opérations militaires de l’état de siège. Tout en identifiant et punir sévèrement les officiers militaires qui s’adonnent à la mafia, qui sont impliqués dans les magouilles, qui collaborent avec les groupes armés, qui détournent les fonds des opérations et qui violent les droits humains.
Par ailleurs, ces parlementaires plaident pour que soient réhabilitées les institutions démocratiques provinciales dans leurs prérogatives constitutionnelles et les juridictions civiles dans leurs missions habituelles tout en renforçant le nombre de magistrats, sans oublier l’amélioration de leurs conditions de travail.
En outre, ces élus du Nord-Kivu appellent le Chef de l’État à procéder au désengagement des milieux carcéraux et à l’amélioration des conditions carcérales.
»[…], Ne pas négliger les cris d’un peuple en détresse qui vous sont déjà parvenus par le biais de nombreux notables du Nord-Kivu, y compris les chefs des confessions religieuses », peut-on lire dans ce communiqué.
Enfin, ces élus du Nord-Kivu appellent le coordonnateur des opérations conjointes étant déjà nommé pour les deux provinces concernées par l’état de siège à décharger les deux gouverneurs afin qu’ils servent la République dans l’armée pour ainsi réhabiliter l’administration civile.
Prince BAGHENI, à Goma
