L’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme, dénommée Haki Za Binadamu Maniema (HBH), qui veut dire en langue Swahili Droits de l’Homme au Maniema, est sortie de son silence au sujet des manifestations du matin du vendredi 11 décembre à Kindu, organisée par les militants du parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi, fédération de Kindu), d’une part, et les pro Gouverneur déchu Musafiri Nkola Mioma Auguy, d’autre part.
Dans une interview accordée à election-net.com ce samedi 12 décembre, le Président de cette structure citoyenne annonce le dépôt le lundi 14 décembre au près du Procureur de la République, d’une plainte contre Afani Idrissa Mangala Président fédéral de l’UDPS-Kindu.
« Compte tenu des faits répréhensibles qu’aurait perpétré Monsieur Idrissa Mangala avec sa bande, nous en tant qu’organisation de promotion et de protection des droits de l’homme, nous avons décidé de porter plainte contre lui parce qu’après tout, il a troublé l’ordre public, il a vandalisé les biens publics, il aurait aussi instrumentalisé les jeunes pour des fins inavouées pour commettre des actes de vandalisme » a fait savoir Raphaël Upelele Lokenga Président de Haki Za Binadamu Maniema.
Pour ce faire, il ajoute qu’il a rencontré ce samedi 12 décembre les responsables d’application des lois, les autorités provinciales pour leur dire qu’il présente sa désapprobation au comportement du dirigeant de l’UDPS-Kindu.
« Voilà pourquoi le lundi déjà, nous allons déposé notre plainte pour que le jeune homme puisse répondre de ses actes. Nous avons essayé de réunir un certain nombre des preuves pour le charger », a-t-il renchéri, avant de poursuivre :
« Parceque ces actes là, risquent de passer inaperçus alors que ce sont des actes répréhensibles. Ils ont été commis sous la barbe parfois de la police, des autorités sécuritaires, mais malheureusement il n’est même pas inquiété », s’est-il indigné.
Il dénonce à cet effet l’injustice dans la manière de sanctionner les semeurs des troubles dans la ville.
« Si c’était un commun des mortels, pour des faits bénins, la police allait descendre avec des armes pour l’appréhender. Nous avons trouvé qu’il n’y a pas d’égalité de protection des gens. Il y a certaines personnes qui sont privilégiées, là ça contraste aussi avec le principe d’égalité de tous devant la loi tels que les articles 12 et 13 de la constitution les disent, ainsi que l’article 7 de la déclaration universelle des droits de l’homme », a-t-il dit.
Il demande enfin l’ouverture des enquêtes fiables qui doivent aboutir à des responsabilités des auteurs de ses actes et les commentaires.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu
