Les deux finalistes annoncés morts sur le lac Maï Ndombe de suite d’un chavirage d’une pirogue ont été retrouvés vivants. ELECTION-NET a recueilli le témoignage émouvant de ces deux élèves.
Des vagues sont à l’origine du drame. Heureusement, la mauvaise fortune des naufragés a pris fin vers 6h00 dimanche quand ils ont été récupérés par des habitants de Lobeke. Les deux rescapés, François Ntikala et Mbokolo Mpeti, nous racontent leur mésaventure.
« Nous avons quitté vendredi 4 septembre Lobeke (Village), où nous habitons pour participer à la session ordinaire de l’Examen d’Etat à Bilembe. Arrivés au milieu de l’eau une tempête faisant rage est tombé sur nous… », a confié François Ntikala d’une vingtaine d’années à ELECTION-NET.
Selon ce dernier, il y avait deux pirogues, la première avait moins d’espace et transportait que deux élèves (Francois et Mbokolo) et la seconde pirogue avait une capacité supérieure et transportait une dizaine d’élèves ou moins.
‘’Nous étions devant et nos amis derrière. Quand le vent a frappé, nous sommes restés derrière et eux ont réussi à traverser l’autre rive. Quand nous avons sombré, nous les avons appelés pour nous récupérer malheureusement ils ne pouvaient pas car l’eau a commencé à entrer, une grosse vague a envahi la pirogue et il était impossible à manœuvrer », explique François.
Et quand l’embarcation s’est remplie d’eau et ils se sont réfugiés instinctivement vers l’avant de la pirogue.
’’On est resté attendre pendant plusieurs heures dans l’eau en espérant qu’ils allaient nous récupérer en vain. La pirogue a commencé à se pencher à droite et à gauche. Il faisait noir, on ne voyait absolument rien. On a tenté de la faire démarrer mais malheureusement elle a coulé(…)’’ , expliquent les deux rescapés..
Toujours accrochés en gardant espoir
L’embarcation s’était presque submergée. «On s’est accroché comme on le pouvait à l’avant de la pirogue. On essayait de diriger la pirogue vers un endroit pour accoster. Mais on ne voyait que des ombrages. Nos efforts ne donnaient rien. Le courant changeait toujours, on se promenait d’un bord à l’autre« , a relaté François.
Cependant, c’est quand les premiers rayons du soleil ont apparu le dimanche matin, que les habitants les ont retrouvé gisant sur le sable sans sacs ni argents. «Les gens de Lobeke, quand ils sont venus nous chercher, ils nous ont retrouvé le matin sur le sable malheureusement la nouvelle était déjà répandue que nous étions morts », poursuit-il.
Impensable
«Lorsque nous avons appris que les gens pensaient que nous étions morts , nous avons envoyé un message aux habitants de ‘’Bomba’’ pour leur faire savoir que nous étions vivants. Malheureusement, la personne qui devait transmettre le message n’était pas encore arrivé au village(…) », relate Francois.
François et Mboloko ont été conduits à l’hôpital pour y subir des soins et être réchauffés.
« Au matin, je n’arrivais plus à entendre car l’eau avait bouché mes oreilles mais nous avons été conduits à l’hôpital où nous avons reçu quelques piqûres », a conclu l’élève François.
Rédaction.
