Les chauffeurs expatriés des poids lourds se disent victimes d’agressions de la part des personnes armées non autrement identifiées sur la route de contournement destinés aux camions trucks.
Selon ces conducteurs de nationalités sud-africaines, Tanzaniennes, kényanes et autres, des personnes armées les menacent de mort avant de les rançonner sur cette route qui relie la RN1 Lubumbashi-Kasumbalesa et Lubumbashi-Likasi.
« Il n’y a pas moyen quand tu veux te soulager, ils t’arrêtent et te font payer de l’argent. Mais on ne connaît même pas le problème. Par exemple, au niveau de la ferme de Joseph Kabila, on m’a blessé tout près de l’œil, regardez, il y a des points de sutures. Les problèmes sont légion ici en brousse et nous ne savons même pas quand nous allons partir, car c’est mon 5e jour ici. Pas d’hygiène, pas de quiétude, pas de sécurité. Ils nous agressent la nuit et exigent de l’argent qu’on ne sait pas justifier », a expliqué un chauffeur tanzanien.
Ces conducteurs des poids lourds decrient le désordre qui règnent dans la ville de Lubumbashi et qui occasionnent cette tracasserie.
» Il y a un désordre qui ne dit pas son nom. Ils arrivent la nuit en tenue civile mais ils sont armés et nous demandent de l’argent. Et nous ne savons pas très bien les identifier parce que nous ne sommes pas congolais. Seulement, ils sont armés », s’alarment-ils en invitant les autorités d’assurer leur sécurité dans la deuxième ville du Congo-Kinshasa.
L’insécurité qui a refait surface dans la ville de Lubumbashi n’épargne aucune catégorie. Depuis la fin du couvre-feu, les bandits à mains armées ont refait surface à travers leurs opérations.
Chris Lumbu
