Tout au long de la journée de ce lundi 17 janvier, des véhicules de mobilisation ont sillonné la ville de Lubumbashi pour appelé à marcher ce mardi afin de réclamer la libération du pasteur Daniel Ngoy Mulunda.
La marche initialement prévue pour le 15 janvier a été reportée au 18 janvier par l’AFBC de Néné Nkulu. Cette demarche a trouvé un écho favorable dans les milieux de plusieurs associations des jeunes.
La mairie de la ville avait déjà donné son quitus et déterminé l’itinéraire à suivre par les manifestants qui décrient l’incarcération de l’ancien président de la Commission Électorale nationale indépendante bientôt une année.
Ce lundi, des doutes ont été jetés sur cette autorisation. À la base de, un autre communiqué de la mairie qui circule sur la toile interdisant l’organisation de la marche » pour des raisons sécuritaires ». En dehors de ce communiqué, aucune autre source à l’hôtel de la ville ne se prononce sur cette question.
Mais les organisateurs maintiennent la manifestation de demain en insistant sur le caractère » apolitique » de cette marche pour réclamer la libération du prélat méthodiste.
Le cadre de concertation de la société civile invite également les autorités à encadrer la manifestation en respectant le régime « d’information » et non » d’autorisation » selon les lois du pays.
Pour mémoire, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda est condamné à trois ans de prison pour incitation à la haine tribal après son culte d’actions de grâce pour le 20eme anniversaire de l’assassinat de M’zee Laurent Désiré Kabila.
Chris Lumbu
