Alors que la plénière se déroulait ce lundi 30 novembre 2020 au palais du peuple, un groupe d’activistes des mouvements citoyens se sont rendus à l’assemblée nationale déposer un mémorandum pour exiger l’implication de la chambre basse du parlement congolais pour la création d’un tribunal pénal pour le Congo ,afin de juger les crimes commis contre les populations civiles dans l’est du pays et qui font l’objet d’un rapport mapping publié il y’a quelques années par les experts de l’ONU.
Selon les témoins, Lors de cette manifestation pacifique, un accrochage a éclaté entre les gardes de la présidente de l’assemblée nationale Jeanine Mabunda et un groupe d’activistes.
Conduit par Benjamin Kawanga, et passé à tabac par les éléments commis à la garde de la présidente de l’Assemblée nationale et s’en est sorti fracturé au niveau du bras.
Joint par election-net depuis l’hôpital où il se trouve Benjamin Kawanga souligne qu’il a été passé à tabac pour avoir initié une manifestation pour interpeller le bureau de l’Assemblée nationale à s’impliquer aussi sur le rapport Mapping afin de permettre aux auteurs de crimes gaves soient jugés.
« Nous avons mené une action pacifique au parlement précisément à Assemblée nationale, pour rappeler le parlement sur l’existence du rapport mapping et en appeler à leur l’implication. 10 ans depuis que le rapport mapping existe, on ne voit jamais le parlement congolais s’impliquer ; or dans ce rapport, il a été décidé d’installer le tribunal pénal international pour le Congo »précise- t-il en s’interrogeant sur le désintéressement de la chambre basse.
« Comment peut-on installer ce tribunal au Congo sans l’implication du parlement et du gouvernement? Ce silence là est un silence coupable et nous avons décidé de déclencher une série de manifestations au palais du peuple pour exiger l’implication de l’assemblée nationale, du sénat et du gouvernement » renchérit-il avant d’atterrir sur l’agression physique dont il a été victime ce lundi.
« Avec les réseaux des mouvements citoyens associations, étions partis déposer un mémo pour réveiller la mémoire des députés et sénateurs, et on avait dressé un mémo à l’intention de la présidente de l’assemblée nationale. Quand nous sommes arrivés et curieusement, on nous dit que celui qui réception le dossier n’est pas là. Vu l’importance du mémo et l’urgence, on a décidé de ne pas rentrer comme demandé par le service de l’assemblée nationale. Suite à cette résistance, les gardes de Jeanine Mabunda ont décidé de nous faire quitter ce lieu par la force et ils ont commencé à nous menacer et brutaliser, d’abord les deux femmes qui étaient dans la délégation et moi qui voulais protéger les femmes, ils m’ont poussé sur les escaliers et je suis tombé et j’ai eu un choc très grave à la main. Au moment où je vous parle, je suis à l’hôpital pour des soins » explique à la rédaction d’ elecetionnet.com Benjamin Kawanga.
Joël Mesa Nzuzi
