Accueilli par la population, les militants tant de son parti que d’autres formations politiques membre de l’Union sacrée de la Nation, le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) Augustin Kabuya a indiqué que son parti n’est pas tribal.
À l’en croire, « l’UDPS est un parti composé de toutes les tribus et qui assument des responsabilités dans les hautes sphères du parti », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « l’UDPS est un parti national et non tribal comme certaines langues mensongères aiment l’affirmer », a poursuivi le secrétaire général Augustin Kabuya.
Au cours de ce meeting organisé à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, Augustin Kabuya a procédé à l’installation du comité fédéral dans le cadre de la redynamisation du parti sur toute l’étendue du territoire national.
Jean-Paul Mbwebwe a été désigné président du comité fédéral de Mbuji-Mayi. Il sera secondé par cinq vice-présidents dont Puis Mukandila, Ngolela Muladi, François Muteba, Tshiali Luboya et Jean-Baptiste Kabula.
S’adressant aux nouvelles autorités du parti dans cette ville, A. Kabuya leur a appelé d’honorer la mémoire des martyres dans cette partie du pays pour le simple fait d’avoir été membres de l’UDPS.
« L’UDPS a payé un grand prix dans cette province. On arrêtait les gens la nuit et on allait les jeter dans l’eau parce qu’ils étaient de l’UDPS. Nous connaissons bien ces choses-là (…) Ne profanez pas la mémoire de nos frères qui sont morts à cause du parti. Ils n’avaient pas volé ou pris l’argent d’autrui. Par le simple fait qu’ils étaient de l’UDPS, ils ont quitté la terre », a dit le SG du parti présidentiel.
Il a ensuite appelé le nouveau bureau de ne pas se laisser « intimider » et de faire leur travail en toute démocratie. « Nous sommes en démocratie. Nous acceptons que tout le monde fasse son travail. Mais, personne ne peut venir dans cette province, distribuer l’argent pour détruire l’UDPS. Nous ne pouvons au grand jamais accepté cela…Vous êtes des ayant droit, personne ne peut vous intimider », souligne-t-il.
Par cette même occasion, le secrétaire général de l’UDPS a tenu à éclairer une nouvelle fois l’opinion sur le choix du candidat Gouverneur de cette même province, accusé d’avoir imposé un candidat.
« Je ne suis pas président de la CEP » précise-t-il. « J’ai reçu un rapport de la CEP disant qu’il y a 16 candidats gouverneurs. Nous avons rencontré le Chef de l’État sur cette question autour de 22 heures. Ainsi, 4 candidats ont désisté. Faute de consensus, le Chef de l’État nous a renvoyé les 12 restants auprès de la Commission électorale permanente du parti (…) Je n’ai pas participé aux travaux de la CEP, j’ai été surpris d’entendre les gens dire que moi je voulais imposer un candidat », a-t-il renchéri.
Signalons que c’est dans le cadre de redynamisation du parti que secrétaire général de l’UDPS poursuit sa tournée dans les provinces.
Theo Liko
