Dans les sites de déplacés internes de conflits tribaux dans la ville de kakemie, les femmes font des travaux, pour survivre. Souvent, les voix indiscrètes disent que la ville de Kalemie est presque entièrement dépendante de la production alimentaire extérieure. Cette dépendance est la raison d’être du combat de certaines organisations agricoles, aspirant à l’autonomie alimentaire.
Dans plusieurs ménages à Kalemie, les hommes sont contraints au chômage, les femmes deviennent la pierre angulaire. Plusieurs travaux sont à la portée de leurs mains: vendre les bois de chauffage, monnayer des services de ménage, balayer la route…
Parfois , les logis pour une catégorie est dans un mauvais état, voire même insalubre et parcourent des longues distances; sous une chaleur suffocante, pour tenter de trouver un travail dans le centre-ville. Selon les enquêteurs, nombreux sont ceux-là qui vivent avec un revenu de moins d’un dollars par jour dans La capitale provinciale du Tanganyika.
Françoise Mumba, 53 ans, dont le mari a été abattu lors du conflit ethno tribal de 2017-2018, casse les pierres pour faire vivre ses cinq enfants et payer les frais scolaires. Avant, c’était du sable qu’elle vendait. Mais la police a été réquisitionnée pour empêcher la vente de cette marchandise, en raison de la préservation de l’environnement. Elle s’est alors tournée vers le ramassage des pierres, dans des collines, sur des avenues et même le long du trottoir. Dans ce secteur, elle se heurte aux agents présumés du service de mine. Ces derniers demandent régulièrement à ses amies et à elles, des rançons pour acheter leur droit d’exploitation. En effet, Françoise Mumba vend souvent ses pierres cassées manuellement aux personnes qui possèdent de chantiers des constructions. Elle fait une brouette à 1.500 ou 2.000 FC.
Alain Mangobo depuis Kalemie
