Les Mouvements Citoyens et civiques, Raiya Na simama, Véranda Mutsanga, MNC, et Génération Positive, ont annoncé à la presse une pétition dénommée « Congo, Amani Ni Leo » traduit en français « Congo, la paix aujourd’hui », ce lundi 17 août 2020, à Goma, au Nord-Kivu.
L’Objectif est de récolter les signatures qui doivent aller à plus de 2000 au près de la population, pour faire imposer la paix dans toutes les entités secouées par l’insécurité à l’Est de la République Démocratique du Congo
Jamal Hussein, coordonnateur de cette initiative a précisé que les morts de la RDC et particulièrement dans sa partie Est sont toujours banalisés et cela n’inquiète pas les puissances à tous les niveaux, au pays comme à l’Exteriuer du Pays.
« on a banalisé les meurtres, les assassinats de la population congolaise, nous avons vu en France on a tué 3 à 5 morts, tout le monde était mobilisé pour dénoncer ce meurtre, mais quand il s’agit de morts congolais c’est si cela est devenu normal, cela est devenu banal. Mais il n’est pas normal que la vie des être humains soit banalisée, le meurtre des gens ne devraient pas être banalisés, raison pour laquelle, nous avons eu cette idée pour nous mobiliser pour une nouvelle approche celle d’imposer la paix », a-t-il fait savoir.
Cependant, il a déploré le fait que toutes démarches entreprises dans la recherches de la paix à l’Est du Pays n’ont pas produit, et cela malgré les moyens qu’a disponibilisé l’Etat Congolais d’où son appel à l’Etat congolais à écarter dans le système de Sécurité ceux là qui ont été cités antérieurement dans des crimes au pays
«Nous avons connu de dialogues, intégrations, mixage des politiques politiciennes diplomatiques, et depuis 1996 nous sommes dans un cercle vicieux, où les mêmes acteurs qui ont pris les armes contre la République sont hautement placés dans les instances de la sécurité, et des personnes qui ont commis en RDC sont tranquilles dans leurs pays comme en Ouganda et au Rwanda », a-t-il déploré.
Enfin, il a signifié que vu la persistance de l’Insécurité l’identité de certains groupes armées et leur origine ont toujours suscité plusieurs débats contradictoires.
« A Beni, Nous ne connaissons plus qui est ADF et qui ne l’est pas, qui tue à Beni ? A cette question, on n’a pas eu de réponse, il n’est pas normal qu’un mouvement soit considéré terroriste seulement lorsqu’il tue les citoyens des autres pays mais pour le cas de la RDC, on nous dit qu’il faut négocier avec les criminels, c’est cela l’injustice et il faut que cela s’arrête », a-t-il conclu.
En rappel, cette pétition annoncée ce lundi, sera lancée le dimanche 23 Août 2020 à Goma, au Nord-Kivu dans un concert musical, où il sera question pour les artistes engagés et révolutionnaires de chanter pour la paix, ce qui reste la visée ultime de cette pétition et enfin le lundi 24 août 2020 , une marche pacifique sera organisé où il sera question d’aller déposer au gouvernorat de la province une copie de cette pétition.
Prince Bagheni, à Goma
