Le 7 septembre 1997, date rappellant la mort de celui qui a régné au Zaïre, l’actuel République Démocratique du Congo, pendant 32 ans, Mobutu Ses seko Kukungbendu Wa Za Banga, c’est comme cela qu’il s’appelait.
Lui qui instaura un régime autoritaire à parti unique, »le mouvement populaire de la révolution » dont il devient maréchal-président en 1982, quoique mort, les Zaïrois de l’époque, congolais d’aujourd’hui continuent à garder les souvenirs qui paraissent attrayants.
»À notre époque, on ne savait pas cette insécurité grandissante, l’on était respecté partout, à l’extérieur du pays et tout zaïrois était fier de sa nationalité », se rappelle Marie-Jeanne Kyakimwa qui a vécu en cette époque.
Mobutu et l’authenticisme
L’homme fort de l’Afrique centrale à l’époque, un de ses souhaits était que le pays retrouve sa culture profonde, c’est alors le pourquoi de la Zaïrianisation (décolonisation culturelle).
En 1971, »l’année des 3Z », à la fois, il renomme le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il impose un costume traditionnel, et crée une version zaïroise du costume occidental »l’abacost » (à bas le costume) et il oblige les zaïrois à choisir des prénoms d’origine africaine et locale (donc non chrétiens), ce qu’il fait lui même en devenant Mobutu Ses seko Kukungbendu wa Za Banga, c’est-à-dire »Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire Sans que personne ne puisse l’arrêter ».
Le Zaïre, fût un exemple pour toute l’Afrique
Les premières années, le régime de Mobutu est très bien vu sur le plan international, la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant un peu. Le Zaïre est alors considéré comme exemple pour toute l’Afrique.
l’État zaïrois lance alors une politique de grands travaux, les »éléphants blancs », qui donneront lieu à une importante corruption des élites politiques et administratives.
Dernière période de sa chute
En 1994, malgré le partage du pouvoir avec le président du parlement, le pays s’enfonce de nouveau dans la crise. Une crise qui s’aggrave avec l’arrivée de réfugiés Rwandais fuyant d’abord la répression du génocide au Rwanda, puis à partir de 1996 la progression de l’alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), bras armé congolais du Front patriotique Rwandais et de l’Ouganda, emmenés par Laurent Désiré Kabila. Ceux-ci entrent à Kinshasa le 17 mai 1997, entraînent la chute définitive et la fuite de Mobutu Sese Seko, et cela malgré une dernière tentative de négociation pour le partage du pouvoir parrainé par Nelson Mandela sur le navire Outenika.
Les politiques d’aujourd’hui, ne l’ont pas oublié
Lubaya Claudel André, député national, élu dans le Kasaï occidental, a dans un message posté sur sa page Twitter, écrit ce qu’il qualifie de »vanité », »de la Gloire à la chute jusqu’à la caisse de bois insolente, il y a eu une seule leçon : le pouvoir ne dispense pas l’homme du rendez-vous de la mort », a-t-il commenté.
Prince Bagheni, à Goma
